Couverture du journal du 24/02/2024 Le magazine de la semaine

Papeli : l’aventure créative

SAUBION - Léa Lasplacettes a ouvert un magasin de loisirs créatifs et propose des ateliers pour les enfants et les adultes. Un rêve devenu réalité pour cette passionnée d’activités manuelles qui nous a chaleureusement accueillis dans son univers coloré.

Papeli, Léa Lasplacettes

Léa Lasplacettes © Bernard Dugros

Elle est à l’image de sa boutique/atelier : joyeuse et haute en couleur. À 32 ans, Léa Lasplacettes est la souriante et dynamique fondatrice de Papeli, un magasin de loisirs créatifs qui propose également des ateliers pour les petits et les grands. C’est à Saubion que la jeune femme, originaire de Tarnos, a choisi d’ouvrir ce petit temple de la créativité, où l’on trouve pêle-mêle de la peinture, de la pâte Fimo, des feutres, des gommettes, des feuilles de toutes les couleurs, des perles, de la pâte à modeler, des stickers, des paillettes ou masking tapes. Il y en a pour tous les goûts, toutes les envies et tous les projets artistiques.

UN RÊVE D’ENFANT

« J’ai toujours adoré les loisirs créatifs. Petite, je voulais tester et découvrir toutes les nouveautés, raconte Léa Lasplacettes qui aspirait à devenir architecte. J’ai finalement effectué des études dans le bâtiment et je suis devenue économiste de la construction. J’ai travaillé un an dans ce domaine, avant de devenir vendeuse dans une boutique de vêtements à Hossegor. J’y suis restée pendant huit ans. Mais l’année avant le Covid, j’ai décidé d’arrêter. J’avais envie de faire autre chose, sans pour autant avoir une idée très précise de la suite. »

La suite a pourtant été très rapide à se dessiner. Un local à Saubion a été trouvé et le propriétaire a immédiatement donné son accord. « Je n’étais pas du tout prête, se souvient Léa Lasplacettes. Je n’avais pas fait de business plan, je n’avais pas vu la banque. Il a fallu que je me décide vite. L’idée de Papeli mûrissait dans mon esprit depuis un moment déjà, donc j’ai fait le grand saut et constitué mon dossier en deux mois. » Avec l’aide précieuse et le soutien indéfectible de sa famille, de ses amies et de son compagnon, elle a créé cette boutique de proximité unique sur le secteur. « C’était le bon moment », estime la jeune entrepreneuse. Pour son business plan, elle a été accompagnée par Tec Ge Coop, notamment pour le prévisionnel financier. « Je n’avais jamais fait ça. J’ai regardé un peu sur internet, mais il y avait très peu d’exemples dans le domaine des loisirs créatifs. Je me suis donc débrouillée », souligne-t-elle, précisant que la plus grande difficulté pour elle a été de trouver des fournisseurs.

LA CRÉATION POUR TOUS

Quelques travaux d’aménagement et de décoration plus tard, Papeli – qui aurait pu s’appeler « Gommettes » si le nom n’avait pas été déjà pris – a ouvert ses portes fin juillet 2022. « J’avais créé un compte Instagram un mois avant et posté deux photos en guise de teasing. Voilà à quoi s’est résumée ma communication avant le lancement, confie-t-elle. Ensuite, je suis passée sur Wave Radio en août et j’ai eu un article sur le site de France Bleu Gascogne. » Pour Léa, qui compte aujourd’hui près de 800 abonnés sur Instagram, la communication n’est pas la partie la plus intuitive de son travail. Mais, au fil des mois, sa gentillesse et le bouche-à-oreille sont devenus ses meilleurs ambassadeurs et lui ont permis de se constituer une petite communauté d’habitués et d’enfants absolument fans de ses ateliers. À ses côtés, ils fabriquent des insectes en papier, des guirlandes de perles à repasser, des villages de Noël ou encore des porte-clés kawaï. Mais surtout ils s’amusent et profitent de la grande liberté de création qu’elle leur propose.

Après seulement un an et demi, la jeune femme a de nouveaux projets en tête : « J’aimerais diversifier l’offre d’ateliers créatifs, à destination notamment des seniors et des personnes en situation de handicap. L’idée serait de faire sortir les gens des structures – ce serait l’idéal – pour les réintégrer dans la vie de la cité. C’est un projet en cours sur lequel je travaille avec une autre personne. » En parallèle, elle souhaite étoffer ses rayons de matériel créatif. « C’est un domaine tellement vaste qu’il me faut faire des choix, explique-t-elle. Je ne peux malheureusement pas tout acheter et tout proposer dans une petite boutique comme Papeli. » Mais à force de travail, la jeune entreprise grandit et les retours sont excellents. Pour preuve, on vient désormais chercher Léa Lasplacettes, à l’image de l’école Efflorescence à Seignosse, de la ville d’Hossegor ou encore de Jack’s Burgers, pour qu’elle organise et anime des ateliers. La page blanche du début a définitivement laissé place à une esquisse très prometteuse.

« J’Y VAIS AU FEELING »

Financement

« J’aurais pu bénéficier d’un prêt d’honneur, mais je n’ai pas eu le temps de faire les dossiers. J’avais trouvé mon local et il fallait avancer vite. J’ai donc été voir une banque qui m’a donné son accord pour un emprunt. Tout s’est déroulé de manière très fluide. »

Communication

« La communication est un métier et ça prend du temps. Depuis le début, j’ai une page Facebook et une page Instagram que j’alimente régulièrement, notamment en postant les plannings des ateliers et des photos des réalisations. J’y vais au feeling. »

Conseil entrepreneurial

« En créant Papeli, j’ai compris qu’il ne faut pas minimiser l’importance de la trésorerie quand on démarre une aventure entrepreneuriale. Quitte à retarder un peu le début de mise en œuvre de son projet pour prendre le temps de réunir quelques économies. Ensuite, il ne faut pas trop réfléchir car, quand on réfléchit trop, on prend le risque de ne rien faire. »