Couverture du journal du 17/07/2024 Le nouveau magazine

Les Gastronomes du rugby en première ligne

Le coup d’envoi de la Coupe du monde de rugby à peine sifflé, une dizaine d’anciens internationaux sont à leur tour entrés dans la mêlée pour assurer la promotion des productions des adhérents des Gastronomes du rugby, avec un rendez-vous festif à la clé, à Mimizan le 15 septembre dernier.

rugby

Au rendez-vous à Mimizan : Olivier Campan, Olivier Merle, Michel Cremaschi, Lionel Delmas (manager des Gastronomes du rugby), Jean-Pierre Garuet, Philippe Dintrans et Thierry Lacroix © Matthieu Sartre

Ils ont marqué l’Ovalie et font partie des plus fervents supporters du XV de France dans leur quête du trophée Webb Ellis d’ici le 28 octobre prochain. Au lendemain du coup d’envoi de la Coupe du monde de rugby, les anciens internationaux réunis autour des Gastronomes du rugby sont quant à eux repartis en tournée pour une série de test-matches gourmands. L’objectif : promouvoir dans la grande distribution de Nouvelle-Aquitaine et d’Occitanie les produits des 30 partenaires indépendants de l’association, qui pèsent au global près de 500 millions d’euros de chiffre d’affaires.

NOTORIÉTÉ ET DIFFUSION DES PRODUITS

« Quand Jacques Fauroux et Claude Spanghero ont lancé ce collectif, en 1993, les joueurs n’étaient pas professionnels et devaient travailler à côté, souvent dans le secteur agroalimentaire », rembobine Lionel Delmas, originaire d’Onesse-Laharie, manager de l’association depuis les années 2000. « L’idée en regroupant ces entreprises de toutes tailles, créées ou portées par d’anciens internationaux, était de se retrouver, mais aussi de pouvoir peser un peu lors des négociations avec la grande distribution et de mutualiser les moyens pour développer la notoriété et la diffusion des produits. Aujourd’hui, compte tenu de la conjoncture économique, nos missions sont toujours autant d’actualité », assure l’organisateur de ces opérations de promotion qui peuvent générer, selon ses estimations, entre 2 et 3 millions d’euros de ventes.

Pourtant, en dépit de l’engouement pour l’événement mondial, le manager reste lucide : « Nous avons été très sollicités pour cette période exceptionnelle, mais ce n’est pas parce qu’il y a la Coupe du monde que les clients vont consommer 10 fois plus, alors même qu’il va y avoir davantage d’offres. D’ailleurs, nos partenaires restent généralistes et n’ont pas que le rugby comme vecteur de développement. »

Thierry Lacroix en petite foulée au milieu des convives Rugby

Thierry Lacroix en petite foulée au milieu des convives © Matthieu Sartre

LES AMBASSADEURS DE LA GRANDE FAMILLE DU RUGBY

En attendant le dénouement de la compétition, dans les allées des Carrefour de Pau, Tarnos, Mérignac ou Bègles, comme lors du dîner qui réunissait une centaine de convives, au profit de l’Union athlétique mimizannaise, le 15 septembre dernier, les pronostics allaient bon train.

« Si, nous avons aujourd’hui davantage d’ambassadeurs issus du XV de France que d’entrepreneurs ou de directeurs commerciaux, c’est toujours la grande famille du rugby qui se déplace. D’ailleurs, on ne leur demande pas de parler de produits, mais de rugby. Le public a gardé la même soif d’échanger avec eux sur les performances du XV de France actuel, mais aussi et surtout sur leurs exploits passés. » Ils sont une quarantaine, issus des sélections des années 1970 aux années 2000, à se prêter au jeu tout au long de l’année. « Restés pour la plupart une décennie au plus haut niveau, ils sont toujours aussi bankables », affirme Lionel Delmas. Leur secret : « Ils ont tant à raconter, en toute liberté, sans les contraintes que peut imposer aujourd’hui le rugby professionnel. »

LA GASTRONOMIE RUGBY

Au menu des produits du grand Sud-Ouest, promus par les Gastronomes du rugby dans les rayons des hypermarchés, de l’entrée au dessert : la charcuterie des Pyrénées ariégeoises d’André Cazaux, les magrets de canard de la coopérative béarnaise Euralis, les produits basques et espagnols distribués par le Dacquois Sodal, les pastis La Marquèze dont l’atelier a été repris par le Basque Miguelgorry à Grenade-sur-l’Adour… avec les vins du grand Sud-Ouest de la cave coopérative gersoise Plaimont d’Olivier Bourdet-Pees ou d’autres portés par des joueurs ou entraîneurs emblématiques, de Gérard Bertrand, sacré Meilleur Vigneron du monde 2023 par la revue britannique The Drinks Business, à Yannick Jauzion dans le vignoble gaillacois, en passant par Christophe Urios qui a investi dans le Minervois avec le château Pépusque.