Les incendies de juillet dans les Landes et en Gironde ont durement frappé la filière apicole. L’Adana (Agence de développement de l’apiculture en Nouvelle-Aquitaine) a déjà recensé 420 colonies perdues. Un bilan encore provisoire, certaines zones restant interdites d’accès au 30 juillet.
Une dizaine d’apiculteurs professionnels sont touchés, avec pertes de cheptel, de matériel, et parfois arrêt de la commercialisation avec l’annulation de marchés de plein vent. À plus long terme, la disparition de la flore mellifère (bruyère cendrée, callune, bourdaine, arbousier) pèsera sur leur production pendant plusieurs années.
Les incendies n’étant pas classés catastrophes naturelles, les exploitants ne sont pas éligibles aux aides calamités agricoles. En attendant d’éventuelles mesures de soutien, la solidarité s’organise : transhumances d’urgence, emplacements provisoires, matériel, soutien moral, et bientôt des dons de colonies et d’essaims. L’Adana veut aussi se rapprocher du monde forestier pour trouver de nouveaux emplacements aux ruchers.