Alors que les incendies ont ravagé (au 28 juillet) 3 600 hectares sur Biscarrosse et Parentis-en-Born, partiellement ou totalement détruit 198 habitations et 26 locaux professionnels, et entraîné l’évacuation ponctuelle de 30 000 personnes, selon le décompte de la préfecture des Landes, dès le 24 juillet, la chambre de commerce et d’industrie des Landes a réactivé sa cellule de crise (05 58 05 44 50) et la chambre de métiers et de l’artisanat (CMA) Nouvelle-Aquitaine, son dispositif de soutien aux entreprises impactées (3006, service et appel gratuits, du lundi au jeudi de 8 h 30 à 17 h 30, et le vendredi de 8 h 30 à 17 h, ou au 05 58 05 81 64 ou 40-cma-eco@cma-nouvelleaquitaine.fr).
1 056 entreprises touchées
Même si elle estime « qu’il faudra plusieurs semaines après la fin des incendies pour calculer le véritable niveau des préjudices », la CMA a répertorié, à ce jour, 1 056 structures landaises impactées. « Au-delà des entreprises directement évacuées ou touchées par les flammes, les remontées de terrain permettent d’établir une typologie plus large des difficultés rencontrées », souligne-t-elle. Avant d’énumérer les fermetures forcées et pertes d’exploitation, pour les activités situées dans les zones évacuées ou coupées d’accès ; les salariés placés en chômage technique du fait de l’arrêt brutal de l’activité ; les chantiers rendus inaccessibles ; les difficultés d’approvisionnement fragilisant la production et l’activité quotidienne des artisans ; les clients empêchés de se déplacer ou d’accéder aux commerces et ateliers, et commandes annulées. Enfin, les questions assurantielles spécifiques, notamment sur la prise en charge de pertes d’exploitation en l’absence de dommage matériel direct, ou sur les obligations contractuelles envers des clients. Autant de problématiques auxquelles vient s’ajouter le risque croissant d’une saison estivale compromise.
Démarches utiles
Dans ce contexte, la chambre consulaire oriente les entreprises vers l’ensemble des démarches utiles : déclarations de sinistre auprès des assurances dont le délai est prolongé jusqu’au 31 août (contre cinq jours habituellement) et vérification des conditions de couverture d’assurance, notamment pour les pertes d’exploitation ; demandes de report d’échéances auprès de l’Urssaf, des services fiscaux et des établissements bancaires et activation du chômage partiel auprès de la Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (Dreets).
« Cette première semaine montre à quel point l’accompagnement des artisans ne peut pas s’arrêter au traitement administratif d’un dossier. Derrière chaque appel, il y a une activité à l’arrêt, des salariés inquiets, parfois un outil de travail détruit du jour au lendemain », souligne Gérard Gomez, président de la CMA Nouvelle-Aquitaine qui oriente aussi les dirigeants les plus fragilisés vers le dispositif soutien psychologique de l’Apesa 40 (Aide psychologique aux entrepreneurs en souffrance aiguë).
Fonds de soutien
La CMA Nouvelle-Aquitaine a également annoncé le 30 juillet la mobilisation au niveau régional d’un fonds de calamité et de catastrophes naturelles, alimenté par les contributions de l’ensemble des CMA. Ce dispositif permettra d’accorder un soutien financier d’urgence de 1 500 euros maximum (selon critères d’éligibilité) aux artisans dont les locaux, équipements et matériels ont été endommagés ou détruits par les flammes. Les demandes d’indemnisation doivent être déposées exclusivement auprès de la CMA, dans un délai maximal de trois mois à compter de la date du sinistre.