Carole Garreau : « Pensons local »

Élue à la présidence du Bureau national interprofessionnel de l’armagnac (BNIA) le 17 juillet dernier, Carole Garreau prend les rênes d’une filière confrontée au recul de ses marchés historiques et à une baisse des ventes. Rencontre.

Carole Garreau

Carole Garreau © Château Garreau

Les Annonces Landaises : Quelle ambition portez-vous pour l’armagnac ?
Carole Garreau : Je suis très honorée d’être à la tête du BNIA, même si un vrai défi nous attend. L’armagnac est un produit artisanal de qualité qui répond aux attentes actuelles des consommateurs par son lien au territoire, au terroir et à la nature. Mon ambition est de mettre en avant ces atouts et de lui donner plus de visibilité.

LAL : Combien d’acteurs vivent de l’activité ?
C. G. : Environ 450 producteurs et 180 maisons de négoce pour 3 millions de bouteilles commercialisées par an. À titre de comparaison, la France importe chaque année 150 millions de bouteilles de whisky. Cela montre qu’il existe du potentiel pour l’armagnac ! Au-delà des viticulteurs et négociants, la filière fait travailler des sous-traitants, des fournisseurs de matériel et des acteurs du tourisme.

LAL : Comment s’annonce la récolte 2026 ?
C. G. : Entre le gel, la grêle, la sécheresse ou les fortes chaleurs, les vignes ont beaucoup souffert. Les rendements des vendanges qui ont commencé avec trois semai…

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