Couverture du journal du 22/05/2024 Le nouveau magazine

Atlas des paysages : un outil de développement du territoire

Fruit de trois ans de travail, l’Atlas des paysages des Landes vient d’être mis en ligne. Une mine d’informations historiques, géographiques, culturelles et architecturales en 2 250 illustrations dont 210 cartes, 110 articles et 290 documents d’archives.

François Bonneaud et Stéphane Bertin, paysagistes concepteurs, lors de la présentation de l’Atlas à Morcenx

François Bonneaud et Stéphane Bertin, paysagistes concepteurs, lors de la présentation de l’Atlas à Morcenx © J. D

Sur atlas-des-paysages.landes.fr, on ne trouve pas « une encyclopédie du département. L’idée est de comprendre les paysages, d’en voir les évolutions successives dans une approche historique, géographique qui s’attache aussi aux représentations culturelles et aux paysages bâtis landais. Il s’agit également d’augmenter le niveau de connaissances de chacun pour mieux agir », explique François Bonneaud, paysagiste concepteur qui, avec son équipe de paysagistes, architecte, géographe, webmestre et sigiste (systèmes d’information géographique), a déjà finalisé l’Atlas des paysages de Saône-et-Loire, des Vosges, du Morvan ou du Lot-et-Garonne.

SENSIBILISER LES ÉLUS

Dans les Landes découpées en 11 unités géographiques (Grands Lacs du Born, Sud-Born et Marensin, Maremne, Gosse-Seignanx, Grande Lande, Marsan, Vallée de l’Adour, Vallée des Gaves, Chalosse, Tursan, Bas-Armagnac landais), l’outil qui a nécessité de parcourir 8 000 km, décrit les paysages (urbains, forestiers, agricoles…), leurs mutations (urbanisation, recul du trait de côte) et leurs enjeux (eau, énergies renouvelables, tourisme…).

À chacun de piocher selon ses envies, entre cartes thématiques des reliefs et cours d’eau, regard poétique par des textes d’auteurs et des cartes postales anciennes, dessins à l’encre de Chine de Dominique Duplantier, photos et données libres de droit…

Lors de la présentation à Morcenx, le 17 octobre, Jean-Luc Delpuech, vice-président du conseil départemental qui a porté ce projet cofinancé avec l’État et la région Nouvelle-Aquitaine (139 800 euros), a souhaité sensibiliser les élus à ce « travail colossal » qui doit permettre de mieux réfléchir à « l’incidence des décisions prises sur ce qui nous entoure », notamment lors de la rédaction ou de la révision des PLUi (plans locaux d’urbanisme intercommunaux).