Couverture du journal du 22/05/2024 Le nouveau magazine

Zéro artificialisation nette : le Département met en avant son foncier disponible

Lors du vote le 29 mars du budget primitif 2024 du conseil départemental (597 millions d'euros dont 120 millions d'investissement), la loi Zéro artificialisation nette (ZAN) a été évoquée pour mieux mettre en avant le rôle des syndicats mixtes landais.

© J. D.

L’accompagnement au développement économique local est un marqueur de la politique du Département des Landes. Alors que le nombre de défaillances d’entreprises a augmenté en 2023 de 42 % par rapport à 2022, « à son plus haut niveau depuis 2015 », a rappelé l’élu Cyril Gayssot, 4,5 millions d’euros seront dédiés dans le budget départemental 2024 à l’attractivité territoriale dont 1,9 million au titre de l’aide à l’immobilier d’entreprises (500 000 euros notamment pour le restaurant interentreprises de Tarnos).

LOUER PLUTÔT QUE VENDRE

Par rapport à la loi ZAN qui entend limiter la consommation de terres en luttant contre l’artificialisation des sols, les 10 syndicats mixtes landais à vocation économique qui s’occupent, entre autres, de la commercialisation des parcs d’activités d’Atlantisud à Saint-Geours-de-Maremne, d’Agrolandes à Haut-Mauco, Sud Landes à Hastingues, du Seignanx à Saint-Martin-de-Seignanx ou encore de Pédebert à Soorts-Hossegor, « sont réellement une solution d’avenir pour les entrepreneurs landais. Ils permettent d’entrevoir un avenir serein dans le développement de l’entrepreneuriat du territoire », a souligné l’élu départemental. Face à la nouvelle loi à l’horizon 2050, et alors que « nous risquons un appel d’air d’entrepreneurs venus de départements limitrophes en mal de terrains disponibles, nous pensons à mettre bientôt en location du foncier d’entreprises plutôt que de le vendre, afin d’en conserver la gestion, d’éviter des friches industrielles et toute tentation de spéculation sur ce foncier qui va se raréfier ».

« DES DIZAINES D’HECTARES DISPONIBLES »

« Nous avons l’avantage d’avoir des dizaines et dizaines d’hectares disponibles », a abondé Olivier Martinez, élu départemental et président de la Satel (société d’aménagement des territoires et d’équipement des Landes). Et dans le cadre des extensions futures de zones d’activités, « on travaille à ce que ces hectares ne soient pas impactés sur l’enveloppe foncière des EPCI [Établissements publics de coopération intercommunale, NDLR] mais sur l’enveloppe régionale afin que les collectivités n’aient pas à faire de choix douloureux entre logement et développement économique. C’est un combat que l’on mène. »