Couverture du journal du 24/07/2021 Consulter le journal

Management de crise

En situation de crise, il appartient à chaque entreprise de s’interroger sur sa stratégie pour y faire face. Son dirigeant, au cœur de ce changement, doit-il rester sur le même modèle de leadership ou le modifier pour le renforcer ?

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Vésilé KOMOROWSKI, consultante en ressources humaines, recrutement, formation, à Tosse © Patrick Valleau

La crise liée à la pandémie de Covid-19 contraint l’entreprise à de profondes modifications structurelles, économiques et sociales qui nécessitent un pilotage sur mesure. C’est durant cette période particulièrement complexe que vont se démarquer, parmi les managers, les vrais « leaders ».

En effet, notre système d’organisation d’entreprise vieillissant face à la concurrence mondiale, aux mutations générationnelles et culturelles, aurait dû se réadapter depuis plusieurs années. Mais, il n’est pas coutume dans le système français de changer ce qui fonctionne ou du moins en apparence. Cette nouvelle phase « starter » nécessite aujourd’hui la mobilisation d’une large diversité de connaissances et de compétences clés et c’est ainsi que le niveau d’exigence de son dirigeant deviendra l’ADN de cette « nouvelle version de l’entreprise ».

UN LEADER QUI DÉPLACE SON CENTRE DE GRAVITÉ

© Patrick Valleau

Les enjeux sont importants et sont très souvent dépendants d’une sphère internationale. La clé pour maintenir nos entreprises et nos marchés est plus que jamais liée au leadership de son dirigeant. Pour une gestion de crise efficace, il se doit d’anticiper et d’adapter son management en intégrant pleinement le facteur humain, un facteur extrêmement impactant et qui déterminera en partie l’échec ou la réussite du manager/leader.

En effet, être ou devenir un leader dans l’âme ne repose pas uniquement sur des connaissances métiers, ni même sur une certaine forme de légitimité liée à son expérience. Être un leader, c’est combiner son savoir-faire et son savoir-être de manière maîtrisée. La démarche prendra tout son sens en ayant intégré certaines techniques clés en matière de science du management et plus particulièrement celles des apports en neurosciences, qui permettent de repositionner notre angle de vue, notre « cadre de référence », et de fait, de ne plus se bercer uniquement de l’illusion du savoir. Le leader saura s’entourer et déplacer son centre de gravité naturellement en conjuguant stratégie de performance économique et performance sociale dans son ensemble, avec une vision globale et une reprise en main top down, associées à une présence terrain et à une relation de confiance. Bien loin de l’image d’une couche hiérarchique supplémentaire qui ne deviendrait qu’un poids, il devient une présence rassurante et motivante dans une organisation souffrante.

UN MANAGER DE PROXIMITÉ PORTEUR DE « SENS »

Une crise nécessite plus que jamais la mobilisation et l’expertise métier de son management de proximité. Dans ce cadre, il est nécessaire de mettre en place une communication stratégique qui soit précisément un alignement complet entre les objectifs, les valeurs et l’action à mener de façon à agir de manière cohérente et « non équivoque ». La méthode : être clair sur sa stratégie, et faire en sorte qu’elle soit comprise par tous en mettant en place des outils de communication, et un planning avec des objectifs serrés, pertinents et surtout réalisables !

C’est à ce moment précis que le manager de proximité prend toute son importance. Il doit être doté d’une capacité d’écoute, de compréhension et de conviction, puis de retranscription et d’action, il doit être porteur « de sens ». La performance d’une entreprise est faite par ses collaborateurs et non pas uniquement par son top management ! La réussite d’un projet est collective, et si le projet économique est mené au détriment du projet social, alors celui-ci est voué à ne pas durer dans le temps. Le contraire est également vrai, c’est pourquoi l’enjeu est de mener les deux objectifs de front, un leader est avant tout un chef d’orchestre, un vrai métier d’envergure qui a besoin d’évoluer sans tarder.

ET LA TAILLE DE L’ENTREPRISE DANS TOUT ÇA ?

La mondialisation fait tomber petit à petit toutes les idées reçues sur le pouvoir de développement de son chiffre d’affaires en fonction de la taille de son entreprise. Cette crise doit être une opportunité pour amener les plus petites structures à revoir leurs ambitions à l’échelle supérieure grâce à la communication et au commerce du Web qui ouvrent aujourd’hui les perspectives d’une croissance sans limite, une nouvelle façon de parier sur l’avenir.

Un consensus général pour dire que le développement de nos entreprises c’est aujourd’hui ou jamais !

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