Couverture du journal du 24/02/2024 Le magazine de la semaine

La Fabrique à bonheur

DAX - Depuis 2020, le Lyonnais Christophe Takvorian, passé chez les étoilés Orsi, Pic ou Westermann, change chaque semaine les plats à l’ardoise de sa Fabrique - Cuisine ouverte, au cœur des halles gourmandes du Friand. Du beau, du bon.

La Fabrique, Takvorian

Christophe Takvorian © J. D.

Le mieux est sans doute de s’asseoir à son comptoir pour voir Christophe Takvorian finaliser ses assiettes, en évoluant dans sa mini-cuisine où il concocte ses jus réduits et autres préparations millimétrées alors que le soleil n’est parfois pas encore levé. « Amour et passion sont les fruits de ma raison ! », dit-il.

Ici, on peut tout aussi bien déguster un œuf croustillant patate douce et fourme d’Ambert qu’un Saint-Pierre panure à l’estragon carotte passion émulsion coco-citronnelle, une joue confite et grillée siphon aligot et grenade, un burger bien juteux toujours efficace, ou son spécial chocolat caramel cacahuètes sur pâte imbibée, gel citron vanille et sorbet citron basilic.

La Fabrique

© La Fabrique

Dans le partage

Depuis l’école hôtelière François-Rabelais à Lyon, Christophe Takvorian en a parcouru des cuisines, et des étoilées comme chez Pierre Orsi à ses débuts dans la capitale des Gaules, Anne-Sophie Pic et Antoine Westermann à Paris, ou encore au Chien de Pavlov à Bordeaux, avant d’atterrir dans les Landes par un concours de circonstances.

Au Friand où il régale depuis quatre ans au milieu d’autres corners gourmands, le chef d’origine gréco-arménienne qui veut « ne jamais tomber dans la facilité », se réinvente constamment à travers de nouveaux plats et desserts, quitte à être – bien rarement – imparfait. Lui qui voit la cuisine dans le partage et la générosité mériterait largement d’avoir son propre restaurant. Avec un doigt en poupée depuis des semaines – la faute à une cloche en verre à fumer qui a éclaté sur l’assiette -, il est d’ailleurs à la recherche d’un local à Dax…