Pyrenex : la fine fleur de la plume

À Saint-Sever, l’entreprise fondée en 1859 a fait de la plume sa matière phare. Au cœur de son savoir-faire, les duvets et les doudounes. Et une évolution vers des parkas et du linge de lit ou de bain. Rencontre avec son dirigeant Éric Bacheré.

Pyrenex

Entre 1 500 et 2 000 tonnes de plume sont traités chaque année. © Pyrenex

« Ici, nous combinons plus de 50 métiers différents », souligne d’emblée Éric Bacheré, directeur général de Pyrenex depuis 1993. De fait, au sein de son grand entrepôt et de ses bâtiments annexes (15 000 m2 au total), l’entreprise aux 165 collaborateurs s’appuie sur trois activités : la production de duvet, la fabrication d’articles de literie (couettes, oreillers, surmatelas) et celle d’une gamme de doudounes mode et techniques made in Saint-Sever.

De l’upcycling avant l’heure

« Nous développons une politique RSE (responsabilité sociétale des entreprises) importante depuis longtemps, poursuit-il. Tout part de la plume d’oie et de canard, coproduit agricole souvent considéré comme un déchet, que nous transformons en matière noble. C’est un long process naturel à base d’eau, de savons dégraissants et d’air qui permet de récupérer ses qualités intrinsèques : isolante, légère, thermique et durable. »
Le site actuel, qui date des années 1970, fonctionne en flux tendu entre les commandes et les livraisons des abattoirs du Sud-Ouest (jusqu’à la limite du Périgord, de l’Aude et des Pyrénées). « À leur arrivée, les plumes sont instables car humides, il faut les traiter rapidement pour des raisons sanitaires mais également pour obtenir une belle qualité », souligne Éric Bacheré. Si la production a beaucoup diminué depuis la grippe aviaire, environ 1 500 à 2 000 tonnes de matière brute sont encore traitées chaque année.

Pyrenex

À leur arrivée les plumes humides sont séchées dans des hauts séchoirs verticaux. © Pyrenex

Le duvet : l’or de la plume

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