Couverture du journal du 21/01/2023 Le magazine de la semaine

Nouvelle-Aquitaine – Naco, le co-investissement pour PME

Dédié aux start-up et PME, le fonds Nouvelle-Aquitaine Co-investissement (Naco) faisait escale à Saint-Geours-de-Maremne, le 22 novembre, une étape de son « road show » en 13 haltes régionales, pour promouvoir son nouveau fonds de 25 millions d’euros.

De gauche à droite : Marc Trubert, directeur de développement M Capital, Éric Benayoun, directeur de la Société Nouvelle-Aquitaine Participations, Bernard Uthurry, conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine, délégué aux fonds propres et Jean-Pierre Renaudin, président du Fonds Naco

De gauche à droite : Marc Trubert, directeur de développement M Capital, Éric Benayoun, directeur de la Société Nouvelle-Aquitaine Participations, Bernard Uthurry, conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine, délégué aux fonds propres et Jean-Pierre Renaudin, président du Fonds Naco © J. D.

Devant une vingtaine d’entrepreneurs landais, déjà en place ou en cours de création de start-up, réunis à Domolandes, le technopôle landais de la construction durable et du numérique, Bernard Uthurry a d’emblée expliqué la feuille de route : « L’idée est de faire de cette région qui est une mosaïque de terrains fertiles, littoraux, métropolitains ou ruraux, un espace où l’activité économique peut se développer partout. Alain Rousset [le président de la région Nouvelle- Aquitaine, NDLR] ne cesse de le répéter : il faut accompagner le développement économique partout sur le territoire, sans l’uniformiser », a insisté le conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine, délégué aux fonds propres, également maire d’Oloron-Sainte- Marie (Pyrénées-Atlantiques), alors que Bordeaux et ses alentours ont tendance à « capter beaucoup l’accompagnement ».

100 MILLIONS D’EUROS SUR 10 ANS

Dans cet objectif, et face aux défis climatiques, énergétiques et numériques, a été développé depuis 2017 le Naco, « un fonds important et dynamique qui fait partie d’un ensemble de fonds que la région a mis en place pour aider les PME et assurer leur développement », selon son président, Jean-Pierre Renaudin. Partant du principe de la sous-capitalisation des entreprises locales, « Naco va intervenir en co-investissement, avec toujours un partenaire privé [il y en a plus de 30 actuellement, NDLR]. L’idée est aussi de faire entrer dans la région des capitaux qui n’y rentrent pas naturellement, du fait d’entreprises trop petites ou de manque de lisibilité », selon cet ex-chef d’entreprise.

Depuis 2017, déjà 35 millions d’euros ont été investis dans 82 entreprises de la région. Depuis juillet dernier et jusqu’à l’été prochain, un fonds Naco 2 de 25 millions d’euros pour 30 dossiers à financer est en cours, doté par l’Europe à 60 %. Puis, un troisième fonds sera débloqué pour 2023-2027 avec, à nouveau, 35 millions d’euros.

De gauche à droite : Marc Trubert, directeur de développement M Capital, Éric Benayoun, directeur de la Société Nouvelle-Aquitaine Participations, Bernard Uthurry, conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine, délégué aux fonds propres et Jean-Pierre Renaudin, président du Fonds Naco

De gauche à droite : Marc Trubert, directeur de développement M Capital, Éric Benayoun, directeur de la Société Nouvelle-Aquitaine Participations, Bernard Uthurry, conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine, délégué aux fonds propres et Jean-Pierre Renaudin, président du Fonds Naco © J. D.

DANS TOUS LES SECTEURS ÉCONOMIQUES

Toutes les PME dans tous les secteurs (numérique, agriculture, industrie, sylviculture, santé, chimie, tourisme…) sont susceptibles d’être concernées, qu’elles en soient à leur démarrage, en plein développement, ou bien à l’étape de la transmission et de la reprise, puisque les montants d’investissements Naco vont de 50 000 euros jusqu’à trois millions d’euros par projet. Le tout avec une prise de participation toujours minoritaire dans l’entreprise par ce fonds appartenant à la région, mais déployé par la société de gestion M Capital. « Nous allons dans tous les départements pour ramener les dossiers, les instruire et les présenter à Naco et aux gestionnaires. C’est un travail énorme. Pour financer 30 projets, on en voit 500 ! », a expliqué Marc Trubert, directeur de développement M Capital, un groupe aux 20 ans d’expérience implanté à Bordeaux, Marseille, Paris ou Toulouse (580 millions d’euros d’actifs sous gestion). Un dossier simple avec un co-investisseur déjà identifié peut être bouclé en un mois. Si tout est à construire, il faudra plutôt compter un à deux trimestres, ont prévenu les responsables. En tout cas, « il faut que ça aille vite car si au bout d’un an le fonds n’est pas consommé, il repartira à l’Europe ». Pour les PME porteuses de projets qui souhaitent être accompagnées ou pour les banquiers, « business angels » ou fonds d’investissement, une adresse : www.naco-invest.fr

EN CHIFFRES

25 millions d’euros dédiés à la relance et au développement des PME d’ici juillet 2023

Entre 50 000 euros et

3 millions d’euros investis par projet

30 dossiers à financer dans la création/innovation, le développement, la transition ou la transmission