Dès son arrivée à la mairie, Frédéric Dutin a missionné le cabinet d’audit Klopfer pour un coût de 20 340 euros afin de produire un « rapport rétrospectif et prospectif » sur la situation financière de la ville. Parallèlement, la CRC travaillait déjà, de son côté, sur la période 2019-2024. Autre signal : trois jours avant les fêtes de la Madeleine, un courrier de la préfecture est venu notifier que Mont-de-Marsan figurait désormais dans le « réseau d’alerte » des communes surveillées financièrement.
Point noir de la régie des fêtes
De ces trois études, il apparaît que les recettes de fonctionnement de la ville souffrent d’un poids élevé de la fiscalité directe, avec des bases fiscales inférieures d’environ 20 % à celles de communes comparables. Entre 2019 et 2024, ces recettes ont progressé de 14 %, quand les dépenses de fonctionnement augmentaient plus vite encore, de 15,6 %. Les charges courantes, elles, ont bondi de 20 % sur la même période.
L’un des points noirs identifiés est la régie des fêtes : la subvention d’équilibre qui lui est versée est passée de 420 000 euros en 2019 à une prévision de 910 000 euros pour 2026. En cause, notamment, une activité tauromachique qui, pour la première fois depuis longtemps, devrait afficher un résultat négatif de plus de 100 000 euros cette…