Couverture du journal du 28/11/2020 Consulter le journal

Personnes vulnérables, fin de l’activité partielle

Les personnes vulnérables face à la Covid-19 ne bénéficient plus du chômage partiel sauf si elles sont particulièrement fragiles du fait d'une grave pathologie.

Depuis mai 2020, les personnes vulnérables présentant un risque de développer une forme grave d’infection au virus de la Covid-19 pouvaient être placées en activité partielle. Il en a été de même pour les personnes partageant leur domicile.

Ce dispositif a pris fin en septembre 2020, sauf pour les personnes vulnérables particulièrement fragiles dont la liste vient d’être publiée par décret. Il s’agit des personnes souffrant des pathologies suivantes :

  • cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie) ;
  • immunodépression congénitale ou acquise :
    • médicamenteuse : chimiothérapie anticancéreuse, traitement immunosuppresseur, biothérapie et/ou corticothérapie à dose immunosuppressive ;
    • infection à VIH non contrôlée ou avec des CD4 < 200/mm3 ;
    • consécutive à une greffe d’organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques ;
    • liée à une hémopathie maligne en cours de traitement ;
  • insuffisance rénale chronique sévère ou dialyse.

 

Figurent également au nombre des personnes vulnérables particulièrement fragiles, les personnes âgées d’au moins 65 ans, affectées d’un diabète associé à une obésité, ou de complications micro ou macro-vasculaires.

Les personnes bien que vulnérables mais non mentionnées sur la liste du décret ne peuvent plus bénéficier de l’activité partielle.

Pour ces salariés, le ministère du Travail recommande de privilégier le télétravail. À défaut, la présence du salarié dans son lieu de travail doit faire l’objet de mesures de protection complémentaires, avec une sécurité renforcée. Le poste de travail doit être aménagé (bureau dédié, écran de protection…).

Le salarié doit apporter une vigilance particulière à l’hygiène régulière des mains et porter un masque chirurgical. Le port du masque est recommandé, non seulement sur les lieux de travail, mais aussi dans les transports en commun que le salarié utilise à titre professionnel ou pour les trajets du domicile au lieu de travail. Les masques sont fournis par l’entreprise, étant rappelé que la durée maximale du port d’un masque est de quatre heures.