Couverture du journal du 26/09/2020 Consulter le journal

 » Cœur thermal « , nouveau blason du groupe Bérot

À Dax, le groupe Bérot lance « Cœur thermal », une marque ombrelle pour ses cinq établissements. Dans l’objectif : poursuivre son développement en pariant sur la prévention.

Le nouvel élan du thermalisme se confirme depuis 10 ans, même si le secteur a connu, en 2019, un fléchissement, au niveau national comme dans les Landes. Si les stations rurales poursuivent leur progression, Dax avec ses 45 762 curistes (60,4 % de part de marché), continue à tenir le haut du pavé, malgré une baisse de sa fréquentation de 3,4 % depuis 2016 (– 1 617 curistes). Dans un contexte où les attentes évoluent vers plus de proximité, le groupe Bérot réunit désormais sous le pavillon « Cœur thermal, sources d’attentions » ses deux établissements thermaux, ses trois solutions d’hébergement et sa prestation d’accompagnement des curistes dans la recherche de logement. « La cure c’est une activité réalisée par des personnes au bénéfice d’autres personnes. Ce ne sont pas des activités automatisées. Il faut donner du temps et de l’écoute, et cette démarche fait partie de notre marque de fabrique », pointe Sébastien Carpentier, directeur des Thermes Jean-Nouvel, entrés en 2017 dans le giron du groupe créé en 1974 par Louis et Roland Bérot.

Dans un thermalisme en quête de nouveaux modèles, la démarche relève à la fois de l’opération marketing et d’une structuration de l’offre. « Nos cinq entités ont décidé de se regrouper et d’agir sous un même blason pour être plus lisibles et opérationnelles dans les actions commerciales. Mais aussi pour être plus complémentaires et se doter de moyens pour rester ambitieux dans notre développement », résume Sébastien Carpentier.

SLOW BIEN-ÊTRE

Pour conquérir les curistes, « Cœur thermal » a bien l’intention de jouer de ses atouts en multipliant sa présence sur les salons du thermalisme et du bien-être. « La France compte 600 000 curistes par an. 15 millions de Français sont susceptibles d’être concernés par les affections que nous traitons, rappelle-t-il. Et si le premier bassin de curistes pour la station landaise est la Nouvelle-Aquitaine, avec le TGV qui met Dax à 3 h 20 de Paris, l’Île de France, se rapproche. Il est plus important que jamais de faire savoir ce que l’on fait et ce que nous sommes ». 

Au-delà de leurs orientations thérapeutiques en rhumatologie et en phlébologie, les deux établissements thermaux, comme d’autres sur Dax, développent les courts séjours, les cures du soir pour les locaux, et les activités complémentaires dédiées à la santé et au « slow bien-être ». Au programme : ateliers diététiques, méditation de pleine conscience, sophrologie, hypnomassage, reiki, qi gong… « Ces séances encadrées par des professionnels permettent aux curistes et aux locaux de devenir acteurs de leur santé, en prenant connaissance de nouvelles activités, à reproduire chez eux ». 

VERS DE NOUVELLES ORIENTATIONS THÉRAPEUTIQUES ?

Le groupe en est convaincu : le thermalisme a un rôle accru à jouer en matière de prévention, tout en cherchant à élargir le spectre des recherches sur les futures orientations thérapeutiques. Parmi elles, la cure post-cancer du sein, proposée une fois par an par les Thermes Bérot, aujourd’hui sans remboursement de la Sécurité sociale. « Avec la recrudescence des maladies psychosociales en milieu professionnel, pourquoi pas des cures orientées vers une prise en charge plus psychologique ? ». Si toutes les pistes explorées ne déboucheront pas forcément, le thermalisme semble prêt pour un nouveau souffle.