Alors que 333 bâtiments, maisons incluses, ont été détruits par les incendies de Biscarrosse qui ont ravagé plus de 3 000 hectares en quelques jours, une maîtrise d’œuvre urbaine et sociale (Mous) dédiée à l’hébergement et au relogement des personnes sinistrées, a été lancée par l’État, avec un guichet unique afin d’identifier une solution durable. Dans un partenariat associant le conseil départemental des Landes, la Ville de Biscarrosse et la communauté de communes des Grands Lacs, avec les opérateurs spécialisés Soliha et l’Adil, quatre travailleurs sociaux sont mobilisés, avec des premières permanences à l’espace Saint-Exupéry de Biscarrosse depuis le 3 août. « Au-delà du suivi social, la mission vise également à recenser et mobiliser les logements disponibles, à faire émerger de nouvelles solutions lorsque cela est nécessaire et à mettre en adéquation les offres de relogement avec les besoins identifiés », explique la préfecture dans un communiqué.
Des initiatives privées se développent aussi, comme celle de la Fédération nationale de l’immobilier (FNAIM), qui a lancé SOS logement afin de centraliser l’offre professionnelle : « Face à l’urgence logement qui touche aujourd’hui des centaines de familles sinistrées en Gironde et dans les Landes, la chambre FNAIM de la Gironde, la chambre FNAIM des Landes et la Région Aquitaine FNAIM lancent un dispositif inédit : une plateforme unique regroupant l’ensemble des logements disponibles sur le territoire, accessible aux sinistrés en quelques instants, via WhatsApp et une intelligence conversationnelle », écrit Yann Le Hyaric, président de la FNAIM Landes, dans un mail à d’autres agences immobilières landaises pour les encourager à y déposer leurs offres.