Surf — Le Quiksilver Festival, « une compet de free surfing entre copains », pour l’Hawaïen Bruce Irons

Jusqu’au 27 septembre, se déroule le Quiksilver Festival à Capbreton, Hossegor et Seignosse, entre compétition de surf en mode défis (plus gros air, plus gros virage…), concerts DJ sets (Ed Banger records entre autres), skate jam et arts visuels. L’Hawaïen Bruce Irons, un des meilleurs free surfers de la planète dans les années 2000 qui avait rejoint le Tour professionnel (CT) quelques années, est de la partie pour cette 4e édition.

Bruce Irons, Quiksilver Festival

Bruce Irons à Hossegor pendant le Quiksilver Festival © ArthurPicard

Les Annonces landaises : Comment vous êtes-vous retrouvé ici ?

Bruce Irons : C’est Jérémy Flores (ex-surfeur pro français et organisateur du festival, NDLR) qui m’a appelé pour m’inviter. J’étais super content, ça fait 11 ou 12 ans que je n’étais pas venu en France, c’est très excitant de revenir ici et de revoir les copains comme Miky Picon ou Patrick Beven. C’est très cool même si les premiers jours, les vagues étaient plus difficiles qu’elles en avaient l’air. Ça m’a permis aussi de prendre des vacances en Europe avec ma copine, à Florence et Portofino en Italie, à Madrid (Espagne), et maintenant ici, tout est vraiment magnifique.

LAL : Vous aviez l’habitude de dire que le Tour professionnel était ennuyeux à l’époque, pensez-vous que ce genre de compétition devrait inspirer le CT ?

B. I. : J’ai passé trois ou quatre ans sur le Tour, je ne sais plus… Ce festival, c’est super fun, il n’y a pas de pression, c’est relax, c’est un peu comme une compét de free surfing entre copains. Le CT aujourd’hui, il y a beaucoup d’argent, les surfeurs surfent hyper bien dans toutes les vagues possibles, c’est impressionnant. Mais chacun son truc, les deux formules cohabitent et c’est comme ça.

LAL : Tout le monde a le souvenir ici de votre finale en 2004 face à votre frère Andy (triple champion du monde décédé en 2010, NDLR) sur des vagues magnifiques à la Nord à Hossegor, quel est votre souvenir personnel de ce jour-là ?

B. I. : Samedi, quand je me suis mis à l’eau ici, presque au même endroit, je repensais à ces deux frères de Kauai (une île de l’archipel, NDLR) qui vivaient leur rêve sur le Tour à l’époque. On avait ce jour-là un peu l’impression d’être à Pine Trees, là où nous avons grandi à Hawaï et où on bataillait tout le temps sur les vagues tous les deux. Et je lui ai dit là où il est : « Je suis content que t’aies gagné » parce que finalement ça signifiait plus pour lui que pour moi de gagner ce genre de compétition, et aujourd’hui je suis content qu’il l’ait fait…

LAL : Quels sont vos projets ?

B. I. : Avec mes sponsors, je continue à free surfer. Et je suis papa, c’est mon rôle aujourd’hui et c’est merveilleux. 

Bruce Irons, Quiksilver Festival

Bruce Irons © Julie Ducourau

Inscription à la newsletter

Notre dernier magazine

Lire nos magazines