Couverture du journal du 21/05/2022 Consulter le journal

Gorille Cycles : l’électrique chic

Sur le marché des vélos électriques, Gorille Cycles qui fabrique et assemble à Capbreton ses engins « robustes et de caractère », se taille un beau succès.

Christophe Yvars, Gorille cycles

Christophe Yvars, fondateur de Gorille Cycles © D. R.

Dans les locaux actuels de Gorille Cycles situés dans la zone des Deux-Pins à Capbreton, l’équipe de sept personnes (pas tous salariés) est désormais bien à l’étroit. Mais dans quelques mois -cet été si tout va bien-, elle devrait entrer dans son nouvel espace dédié dans la zone Pédebert à Soorts-Hossegor : 900 m2 de bâtiment (huit fois plus grand qu’aujourd’hui) sur 15 mètres de haut avec un atelier d’assemblage ouvert sur le showroom, histoire de montrer aux clients l’envers du décor. Ce sera aussi un nouveau point de départ pour des balades à plusieurs en forêt ou des événements sur place.

UN NOUVEAU VÉLO EN BOIS

Malgré un retard dû à la crise sanitaire, 2022 va également marquer la sortie du premier vélo bois de la marque, un modèle forcément atypique et très luxe dont le prix n’a pas encore été dévoilé, mais qui sera logiquement plus cher que les deux-roues actuels de la marque, classiques, pliants ou rétros, qui  se  vendent entre  2  000  et 3 400 euros. Rareté dans le milieu du cycle où tout ou presque vient d’Asie, son cadre est manufacturé en France (dans les Landes), avec une petite partie en alu et une grosse partie en  bois,  du  hêtre et de l’eucalyptus issus de forêts renouvelables françaises pour « un produit avant-gardiste », selon les mots de Christophe Yvars, le fondateur de Gorille Cycles. Et avec ce nouveau modèle et sa batterie haut de gamme assemblée en France comme pour ses autres vélos, il compte encore se démarquer de la concurrence.

Gorille cycles

© D. R.

POUR LA PROTECTION DES GORILLES D’AFRIQUE

Avec un chiffre d’affaires multiplié par trois sur le dernier exercice, les affaires roulent chez Gorille, une société fondée en 2015. Ingénieur de   formation, Christophe Yvars a longtemps été spécialisé dans les mises au point moteur  pou des constructeurs automobiles en région parisienne. Alors qu’il cherchait un vélo électrique pour évite les embouteillages et n’en trouvait aucun à son goût, il finit par se fabriquer ses propres prototypes (qui lui font penser à un gorille vu l’attitude du cycliste dessus). « Sur ces vélos, j’ai fait les tests en conditions extrêmes qu’on avait dans l’automobile, des lacs gelés en Suède à la chaleur de la Sierra Nevada. »

Les premiers loueurs démarchés sont à Capbreton, où Christophe Yvars a toujours passé ses vacances dans la maison de famille. « On a tout de suite eu beaucoup de clients dans le Sud-Ouest », se rappelle-t-il. Logique donc de venir s’y installer pour développer sa petite entreprise qui, à chaque vélo acheté, reverse une partie des bénéfices à l’association Gorilla pour la protection des grands singes et la préservation de leur habitat naturel au Rwanda et Congo.

« AUJOURD’HUI, JE RENVOIE L’ASCENSEUR »

LA PRINCIPALE DIFFICULTÉ SURMONTÉE

« Le manque de temps ! J’étais encore ingénieur à plein temps dans la mise au point moteur pour constructeurs automobiles, et je travaillais sur mon projet Gorille en soirée et le week-end dans mon garage. La grosse difficulté a été de dire : « Stop, je n’ai plus assez de temps pour faire l’un et l’autre ». J’avais le choix entre continuer ma vie de salarié sur un métier qui me passionnait ou me lancer dans l’aventure. Ça me tentait tellement que j’y suis allé ! Au pire des cas, j’aurai appris quelque chose. »

LE STATUT JURIDIQUE

« J’ai tout de suite préféré créer une SAS (société par actions simplifiée) dans l’idée de pouvoir augmenter le capital ou faire rentrer des associés, même si aujourd’hui je suis toujours seul et que je n’ai pas le projet de faire entrer quelqu’un… Ça laisse la possibilité de le faire un jour. »

LES SOUTIENS

« Tout s’est fait au départ en financement personnel. Comme lauréat du réseau Adour Entreprendre en 2019, j’ai été accompagné par des chefs d’entreprise aguerris et j’ai participé à des ateliers très bénéfiques. Aujourd’hui je renvoie l’ascenseur en aidant d’autres jeunes entrepreneurs. Quand nous avons lancé le projet du vélo en bois, nous avons sollicité la Région Nouvelle-Aquitaine pour avoir une subvention sur la partie design du vélo : nous devrions recevoir 17 000 euros pour cela. »

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