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Françoise Tahéri, nouvelle préfète des Landes

Françoise Tahéri arrive de l’Orne pour prendre ses missions de préfète des Landes.

Françoise Tahéri, préfète des Landes

Françoise Tahéri, préfète des Landes © N. B.

« Je suis ravie de retrouver une façade maritime et des paysages marins », sourit Françoise Tahéri, la nouvelle préfète des Landes, originaire de Tréguier, « Petite Cité de caractère » sur la côte de granit rose des Côtes d’Armor. À 54 ans, elle arrive de l’Orne où elle occupait les mêmes fonctions, après avoir été secrétaire générale de la préfecture des Alpes-Maritimes, sous-préfète de l’arrondissement de Nice de 2018 à 2020, et un parcours de 26 ans au sein du ministère de l’Intérieur. « Un grand ministère régalien, souvent présenté comme le ministère de la sécurité, mais qui est aussi celui des grandes libertés publiques et de la protection de la population. Un ministère qui répartit également les grandes dotations de l’État aux collectivité locales, un domaine dans lequel j’ai travaillé huit ans », souligne-t-elle.

PRIORITÉ À LA CRISE AVIAIRE

Parmi ses priorités dès son arrivée dans le département, le 31 janvier dernier : la gestion de l’influenza aviaire sur laquelle elle a rencontré la présidente de la chambre d’agriculture et s’apprête à recevoir les syndicats agricoles. « Une quatrième crise très impactante pour les agriculteurs qui travaillent pour valoriser leurs produits de qualité et non pour les dépeupler ». Un dépeuplement déjà avancé sur les palmipèdes et en cours sur les poulets, « qui doit permettre d’instaurer le vide sanitaire nécessaire avant la remise en place des poussins dans ces établissements », précise-t-elle, avant de confirmer la mobilisation des services de l’État sur les dossiers d’indemnisation pour les animaux abattus et pour la perte économique.

« LGV : UN ENJEU STRATÉGIQUE »

À plus long terme, il s’agira aussi de faire « sortir des projets d’investissements importants » avec l’ensemble des acteurs économiques, le secteur associatif et les collectivités territoriales qui, rappelle-t-elle, « portent aujourd’hui 70 % de l’investissement civil public. L’État dispose de moyens financiers pour accompagner les élus locaux. Plus les services de l’État sont associés en amont pour déminer les soucis, plus l’action combinée est cohérente et plus les projets avancent vite, en travaillant avec méthode et sur la durée ». Sur le débat en cours dans les Landes sur le financement du prolongement de la LGV : « Un choix stratégique d’intérêt départemental sur le long terme, estime-t-elle. Je vous en parle avec les yeux de préfète de l’Orne, un département qui a refusé le TGV qui arrive au Mans, dans le département voisin. Or l’Insee fait apparaître que l’Orne perd entre 0,5 % à 0,7 % de population par an. Les Landes doivent être au rendez-vous. »