Les Landes ne sont « pas seulement le pays du surf, des pins et des vaches, selon les idées reçues qu’on en a. En venant sur le terrain, on s’aperçoit qu’il y a des pépites d’innovation incroyables », a souligné Bruno Bonnell, secrétaire général pour l’investissement en charge du plan France 2030, lors de sa 86e visite dans les départements français.
Doté de 54 milliards d’euros et lancé en 2022 par le président de la République, France 2030 vise à soutenir l’innovation dans des secteurs stratégiques : souveraineté agricole, industrie du futur, numérique, aéronautique, etc. a-t-il rappelé dans les salons de la préfecture des Landes. Dans ce département, ce sont 34 entreprises qui ont déjà bénéficié du programme – dont 50 % dans l’agroalimentaire -, pour un total de 18,5 millions d’euros engagés par l’État.
Aqualande, Labeyrie, Fungy, Bois de Gascogne
Dans la matinée, Bruno Bonnell s’est rendu sur le site de la société Aqualande à Roquefort pour échanger sur leur projet financé par le programme. Dans le plan d’investissement de 12 millions d’euros pour la modernisation et la robotisation de lignes de traitement de ce leader européen de la truite fumée, 3 millions d’euros en subventions et avances de prêt ont été apportés par l’État en soutien, soit environ 25 % du total : « C’est l’ordre de grandeur en général dans les dossiers », selon le secrétaire général qui a cité également l’aide accordée à Labeyrie pour transformer et développer son outil industriel à Saint-Geours-de-Maremne, le soutien à Fungy (Cabane & Cie) qui souhaite intégrer l’intelligence artificielle à sa production de champignons de Paris à Parentis-en-Born ou encore à Bois de Gascogne qui cherche à optimiser sa filière lamellé-collé en pin maritime à Sainte-Eulalie-en-Born.
Des budgets encore disponibles
Bruno Bonnell a par ailleurs évoqué Evotech, jeune société landaise spécialisée dans les robots quadrupèdes, qui, selon lui, ignorait jusqu’ici qu’elle pouvait bénéficier du programme : « J’espère qu’il va candidater », a-t-il dit. Car sur les 54 milliards, 44 ont été engagés à ce jour et « il reste une dizaine de milliards » à attribuer. « Ce n’est absolument pas réservé aux grandes entreprises », a insisté le secrétaire général : 46 % des budgets vont aux TPE et PME, 15 % seulement aux grandes entreprises, le reste finançant la recherche dans les universités ainsi que des « centres de formation aux nouveaux métiers ». Une dizaine de dossiers landais, « certains très technologiques, d’autres agricoles », sont actuellement en cours d’instruction, et en moyenne un dossier sur quatre est retenu. « Si vous avez un projet innovant ou de transformation, a-t-il conclu, vous pouvez déposer un dossier. »