Couverture du journal du 27/11/2021 Consulter le journal

Technopôle : Domolandes pousse les murs

À Saint-Geours-de-Maremne, le technopôle Domolandes va quadrupler sa surface, d’ici 2030, pour accompagner encore plus d’entreprises ayant à cœur l’innovation et l’enjeu écologique. Le démarrage des travaux de la première phase est imminent.

Domolandes

Éric Kerrouche, sénateur, Pierre Froustey, président de la communauté de communes Maremne-Adour Côte-Sud, Frédérique Charpenel, conseillère régionale Nouvelle-Aquitaine, Xavier Fortinon, président du conseil départemental des Landes, Lionel Causse, député, Hervé Noyon, directeur de Domolandes, lors de la pose de la première pierre numérique de l'Écocampus Domolandes © C.A.

En créant le parc d’activité Atlantisud en 2008 et le technopôle Domolandes en 2011, à Saint- Geours-de-Maremne, le conseil départemental des Landes et la communauté de communes Maremne-Adour-Côte-Sud avaient parié sur le développement de l’activité économique dans le sud du département. Et malgré la crise de la Covid, « ces visionnaires ne se sont pas trompés», note Xavier Fortinon, actuel président du conseil départe- mental. « Nous connaissons aujourd’hui sur ce secteur une accélération de la demande d’installation d’entre- prises. Rien que sur 2021, nous avons commercialisé 50 hectares sur la zone… soit autant qu’au cours des 12 années précédentes ! » La dynamique engagée par Domolandes n’y est pas étrangère.

Constitué d’une pépinière, d’un hôtel d’entreprises et d’un espace de coworking, l’écosystème d’innovation accompagne les entreprises du secteur de la construction durable et numérique, tandis que son concours national soutient les projets en lien avec l’écoconception des bâtiments. Aujourd’hui, une quarantaine d’entreprises employant 110 salariés sont accueillies au sein du technopôle. Et certaines sont assez solides pour prendre leur envol. « Après avoir passé entre un et six ans à Domolandes, neuf d’entre elles ont décidé de s’installer dans leurs propres locaux, cette année. » Elles vont poursuivre l’aventure au sein d’Atlantisud avec la construction d’usines, d’ateliers ou d’entrepôts.

UNE OFFRE IMMOBILIÈRE MULTIPLIÉE PAR QUATRE

Pour répondre aux nombreuses demandes, Domolandes a lui aussi décidé de pousser les murs. Au terme d’une semaine d’animations organisées à l’occasion de ses 10 ans, le technopôle a posé le 8 octobre, la première pierre numérique de l’Écocampus Domo- landes. « C’est un changement d’échelle qui vise à attirer de nouveaux talents, à pérenniser les entreprises installées sur la zone et à développer la formation et la recherche sur notre territoire », précise le directeur Herv yon. D’ici 2030, l’offre immobilière (locative ou d’investissement) va ainsi être multipliée par quatre, passant de 5 000 à 20 000 m2. Et l’accompagnement ne se limitera plus au seul domaine de la construction, mais s’étendra à d’autres secteurs ayant à cœur l’innovation et l’enjeu écologique : l’économie sociale et solidaire, l’industrie, la santé, le sport…

Le démarrage de la première tranche de travaux est imminent. Confiée au groupe Duval Atlantique après consultation de six opérateurs, elle comprendra la création de deux bâtiments d’activité et deux bâtiments de bureaux de 600 m2 chacun, ainsi que d’un hôtel- restaurant de 60 chambres. « La commercialisation est presque entièrement bouclée, se réjouit Véronique Toussaint-Helliant, directrice générale adjointe du pro- moteur. Alors que la livraison est prévue début 2023, elle est de 82 % pour les locaux d’activités et de 65 % pour la partie bureaux. » Domolandes achètera deux des bâtiments, tandis que le groupe Cap Valeur s’est positionné pour investir dans l’hôtel, qui devrait être classé 3 étoiles sous l’enseigne B & B.

FORMATION ET RECHERCHE

« La précommercialisation de la deuxième phase sera bientôt engagée », annonce Hervé Noyon. Prévue pour démarrer en 2023 et également confiée au groupe Duval Atlantique, elle permettra d’agrandir le village d’entreprises avec la construction de bâtiments tertiaires. La dernière phase, non encore attribuée,

Cette montée en puissance de Domolandes va lui permettre d’unir ses forces avec les autres écosystèmes d’innovation landais que sont Agrolandes (Haut-Mauco), Pulseo (Dax), l’association européenne des industries de la glisse Eurosima (Hossegor) et la chambre de commerce et d’industrie des Landes (Mont-de-Marsan). « Ensemble, nous formerons le technopôle des Landes et nous pourrons construire l’avenir avec l’innovation. »