Couverture du journal du 01/04/2026 Le nouveau magazine

Tarnos – Optima Aero : une seconde vie pour les hélicos

Installée à Tarnos depuis l’automne, cette filiale du groupe canadien Optima Aero a fait de la circularité son modèle économique. Son cœur d’activité : démonter les hélicoptères pour remettre leurs pièces sur le marché et lancer, en 2026, une activité de réparation.

Optima Aero, Sandra Bernard

À Tarnos, à deux pas de l’espace technologique Jean-Bertin, le nouveau site de 3 000 m² d’Optima Aero accompagne la montée en puissance de l’activité. © Anne Tautou

Sur la façade d’Optima Aero, trône un magnifique hélicoptère jaune. Mais à l’intérieur de ce temple de l’aéronautique, c’est plutôt l’univers de la pièce détachée. C’est là toute la singularité de l’entreprise. Optima Aero a fait du démantèlement d’hélicoptères son cœur de métier. Sa démarche consiste à récupérer des appareils encore opérationnels mais en fin de vie, les démonter pour en extraire les pièces. Ces dernières sont contrôlées, réparées puis recertifiées avant d’être revendues à des centres de maintenance, des ateliers de réparation ou à des constructeurs. Ce positionnement répond à une double réalité du secteur : la tension sur la disponibilité de certaines pièces et la recherche de solutions plus compétitives. « Nos clients viennent acheter des pièces certifiées « bonnes de vol », sans restriction réglementaire et à des prix plus accessibles », résume Sandra Bernard, directrice générale Europe d’Optima Aero. Et le modèle fonctionne. L’entreprise, implantée depuis trois ans en France, affiche une croissance de 30 %, pour un chiffre d’affaires d’environ 12…