Le plus connu d’entre tous est sans nul doute Vaillant, matricule 787.15, cité à l’ordre de la Nation et décoré de la Bague d’honneur pendant la Première Guerre mondiale. Ce pigeon voyageur, le dernier lâché du fort de Vaux (Meuse) le 4 juin 1916 à 11 h 30 au travers des fumées toxiques et des tirs ennemis, réussit à apporter en cinq heures à son camp de base à Verdun, quasi mourant, un ultime message du commandant Raynal sur « l’urgence à nous dégager ». Sa dépouille empaillée est conservée au musée colombophile militaire du Mont Valérien à Suresnes (Hauts-de-Seine). Là même où aujourd’hui encore, l’armée française, qui a toutefois arrêté leur usage opérationnel en 1961, veille et entraîne 150 pigeons voyageurs, au cœur du dernier colombier militaire de France, loin des 40 000 à 60 000 mobilisés en 14-18.
Pigeons militaires français et chinois
Des messagers silencieux, non-piratables, qui pourraient reprendre du service en cas de rupture ou attaque de systèmes de communication modernes, satellites, réseaux numériques… La…