Couverture du journal du 22/05/2024 Le nouveau magazine

Éric Requet, nouveau sous-préfet de Dax

Éric Requet, 61 ans, originaire de Montauban (Tarn-et-Garonne), vient d'être nommé sous-préfet de l'arrondissement de Dax, à la suite de Thierry Baron. 

© Préfecture des Landes

L’administrateur de l’État de deuxième grade n’a pas caché sa satisfaction d’avoir été affecté pour trois ans dans les Landes. « Pendant toute mon adolescence, a-t-il confié, je venais en vacances avec mes parents dans le nord du département. Adulte, je suis revenu à plusieurs reprises en côte sud. Je connais bien ce département en tant que touriste. Et dans les jours qui viennent, je vais rencontrer tous les institutionnels, les grands élus, les entreprises, certaines associations pour aborder les gros projets en cours. Je sais que c’est un arrondissement très dynamique. J’aborde ma mission avec enthousiasme. »

POLYNÉSIE FRANÇAISE

Dans une première vie, l’élève de l’École supérieure de guerre est devenu officier supérieur de l’armée de terre. Une mission en Bosnie-Herzégovine lui a donné envie d’élargir son monde. Il a alors été auditeur du cycle des Hautes études européennes et élève de l’École nationale d’administration (ENA) de 2003 à 2005 (promotion Romain Gary). Depuis, il a occupé les fonctions de directeur de cabinet du préfet de Loir-et-Cher, de directeur de cabinet du haut-commissaire de la République en Polynésie, d’adjoint au sous-directeur des finances à la direction générale de la police nationale. Et après un passage à la préfecture des Vosges et à la préfecture de la région Centre-Val-de-Loire, il est retourné en territoire d’outre-mer de 2018 à 2023 comme secrétaire général du haut-commissariat de la République en Polynésie française. Cinq ans et demi qui l’ont rendu intarissable sur ce pays d’outre-mer de 5 millions de km² – plus grand que l’Europe – composée de cinq archipels, bouleversé par les essais nucléaires français qui, avec les déplacements de population, ont déstructuré la société locale et laissé des taux de cancers supérieurs à la moyenne.

« CONSTRUIRE ENSEMBLE » 

C’est notamment lui qui a eu à gérer la polémique sur l’organisation de l’épreuve de surf sur le spot de Teahupo’o, où déroule l’une des vagues les plus mythiques du globe, pour les prochains Jeux olympiques de Paris 2024. « La proposition de la commune d’Hossegor d’organiser les épreuves à leur place a eu le mérite de calmer le jeu », a expliqué ce partisan des « évolutions par petites touches » qui « privilégie le contact avec les autres pour construire ensemble ».