Couverture du journal du 21/06/2021 Consulter le journal

Camping Lous Seurrots***** au firmament

À Contis, le groupe familial Lur Saluces, avec le camping cinq étoiles Lous Seurrots, capitalise sur son positionnement haut de gamme dans un cadre de nature préservée pour conquérir une nouvelle clientèle et poursuivre le développement de son hôtellerie de plein air.

Lous Seurrots

© D. R.

« Lous Seurrots, c’est la boussole du bonheur. Ici, pour quelques jours ou quelques semaines, on vient lâcher le stress accumulé, particulièrement dans cette période difficile pour tout le monde », résume d’emblée Thomas Porquet, directeur du camping cinq étoiles de Contis depuis 2018, après un parcours dans l’hôtellerie et la restauration. Il est vrai que Lous Seurrots, niché dans un parc arboré de 16 hectares avec vue plongeante sur le courant de Contis et l’océan, bénéficie aussi de l’attractivité grandissante de la petite station balnéaire de Saint-Julien- en-Born qui commence à se faire un nom auprès des VIP en quête de paysages sauvages préservés. « Dans la zone premium aménagée en 2018, aujourd’hui il n’est pas rare de voir des berlines garées », sourit Philippe de Lur Saluces, directeur du groupe familial, propriétaire historique de l’établissement de plein air haut de gamme, dont l’histoire a commencé il y a plus de 70 ans et désormais franchisé au sein du groupe Yelloh.

Un taux d’occupation de 92 % pour août 2021

Thomas Porquet, directeur du camping
Lous Seurrots © D. R.

Et la saison 2021 a plutôt bien démarré (le 7 mai contre le 30 mars habituellement) sur ses 513 espaces locatifs, avec plus de 750 personnes par jour sur les longs week-ends de l’Ascension et de Pentecôte. « Les réservations ont débuté dès le mois de novembre. Le mois d’août affiche déjà un taux d’occupation de 92 % et juillet de 82 % », comptabilise le directeur. Comme ailleurs, la structure qui compte 20 personnes en CDI a eu recours à un chômage semi-partiel pour continuer à préparer l’ouverture, et décalé les embauches de ses 80 saisonniers au fil des annonces gouvernementales. Elle a dû s’adapter aux nouvelles règlementations sur l’ouverture des piscines ou l’encadrement des activités physiques et sportives. « Nous avions déjà un protocole sanitaire très fort avec désinfection systématique des mobil-homes et des sanitaires avant l’épidémie de Covid. Nous renforçons l’information auprès de la clientèle, avec en prime désormais le port du masque, la distribution de gel hydro-alcoolique et la mise en place de sens de circulation spécifiques, même si, bien sûr, le risque zéro n’existe pas. »

3 millions d’euros d’investissements

Le repli des touristes français sur l’Hexagone en 2020 a même permis au camping cinq étoiles de conquérir de nouveaux clients jusque-là adeptes des villages-vacances à l’étranger. « Ils ont été agréablement surpris par l’offre équivalente à celle de l’hôtellerie, avec en plus un séjour et une cuisine équipée, un espace aquatique, les animations, des services de restauration, un bar, un hammam, un sauna et des prestations bien-être. Il nous reste à développer encore la communication pour revenir sur l’image surfaite du camping que l’on voit dans certains films », poursuit le directeur.

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Une tendance qui a permis à l’établissement de « limiter la casse » avec une baisse de 7,5 % de son chiffre d’affaires, à 5 millions d’euros, et d’envisager la poursuite de ses investissements dès 2022. Le fil conducteur : « le maintien de notre forte identité et le côté très personnel de Lous Seurrot », résume Philippe de Lur Saluces, dont le groupe a consacré 3 millions d’euros depuis 2018 dans la rénovation des infrastructures, l’acquisition de nouveaux chalets, l’optimisation de ses 130 emplacements nus, l’aménagement du parc et la professionnalisation des équipes. « La réflexion est en cours sur le façonnage des quartiers au sein du camping, tout en préservant l’esprit cocon, et en poursuivant le renouvellement des mobil-homes et des cottages avec des nouveautés, esquisse Thomas Porquet. Des perspectives de développement qui, comme l’histoire des lieux, s’inscrivent dans le temps… « Le temps d’aller au-delà des cinq étoiles ».

Tourisme vert en pointe

Ancienne propriétaire du prestigieux château d’Yquem, la famille Lur Saluces reste à la tête d’un groupe fortement impliqué dans la production de Sauternes au château de Fargues (Gironde) et le renforcement de son pôle sylviculture. Dans les Landes, à Uza, où elle a choisi de se diversifier, après la tempête de 2009, dans une aspergeraie bio distinguée par le Collège culinaire de France, elle met également l’accent sur le tourisme vert. Après avoir ouvert sur le site des anciennes forges une épicerie fine en 2016, un restaurant « La Table du Marensin » en 2019, au cœur d’un airial d’un hectare, elle vient de restaurer trois maisons landaises de 110 m2 chacune, pour les transformer en gîtes tout confort.