Très souvent, on entend que le bâti ancien n’est plus adapté à nos modes de vie actuels. Trop sombre, humide, mal agencé… l’habitat que l’on pourrait qualifier de patrimonial est fréquemment déprécié. Pourtant, bien rénovées, ces maisons offrent de réelles solutions de confort et affirment leur histoire, leur singularité, face au phénomène de standardisation architecturale bien visible dans les quartiers pavillonnaires qui ont vu le jour ces 50 dernières années.
Un bâti adapté au contexte local
Dans l’histoire, la question de l’architecture intervient véritablement avec la sédentarisation. Pourquoi les êtres humains ont-ils construit des édifices ? Tout simplement pour aider le corps à maintenir sa température. Le toit, les murs, le feu ont donc pour fonction première de corriger le climat afin de le rendre habitable. Dans les Landes, les mêmes stratégies thermorégulatrices ont été mises en place dans l’architecture. Les éléments caractéristiques du bâti ancien témoignent d’une adaptation au climat du territoire. Ainsi, le débord de toiture protège efficacement les murs et les ouvertures de la pluie et du soleil. L’orientation de la maison et le choix d’un toit en croupe ou à pans asymétriques permettent de mieux résister aux vents dominants. Enfin, les volets offrent une protection supplémentaire contre le froid en hiver.
Par ailleurs, le territoire landais a offert aux constructeurs de nombreux matériaux locaux, un véritable « circuit court » avant l’heure. Ces matériaux que l’on qualifie aujourd’hui de biosourcés et géosourcés servaient naturellement par le passé à l’édification des maisons. Le bois de pin et de chêne était ainsi essentiel pour élaborer les structures et les ossatures ; la terre argileuse était utilisée pour fabriquer le torchis, les tuiles et les briques ; les galets, les pierres coquillières ou « l’alios » (aussi appelé « garluche ») étaient employés pour les maçonneries. La chaux, mélangée aux sables locaux, était cruciale pour tous les enduits et les liants des maçonneries. Ces so…