Couverture du journal du 21/05/2022 Consulter le journal

Bénesse-lès-Dax : au four et au moulin

Entièrement rénové sous l’impulsion d’une association, le moulin de Bénesse-lès-Dax est de nouveau en production et a permis la création de sept emplois.

Moulin de Bénesse-lès-Dax

Moulin de Bénesse-lès-Dax © D. R.

Plus d’ailes, ni même de toit. Du dernier moulin des Landes, il ne restait en 2015 que le fût (la base cylindrique) fortement dégradé. Malgré son état, la ruine, datée du XVIIIe siècle, est l’emblème du village de Bénesse-lès-Dax.

Onze particuliers décident donc de la réhabiliter en créant l’association Les Ailes bénessoises.

Rapidement, l’engouement se fait autour de leur projet. La mairie engage les démarches administratives et mobilise les partenaires publics afin de récolter des financements. De leur côté, Les Ailes bénessoises recrutent plus de 300 membres et démarchent des fondations et mécènes privés.

Quatre ans plus tard, en 2019, grâce à un investissement de 572 000 euros, l’intervention d’entreprises spécialisées et plus de 7 000 heures de travail bénévole, le moulin est entièrement rénové et opérationnel. Car la restauration n’est qu’une première étape. « L’objectif a toujours été de faire vivre le moulin en lui apportant une autonomie financière », indique Claude Havas, bénévole de la première heure.

LES PAINS ET VIENNOISERIES DE L’ATELIER DU MOULIN

Tous les huit à 15 jours, deux meuniers fabriquent ainsi 200 à 500 kilos de farine de maïs et de sarrazin bio. Mais la vente de ce produit brut s’avérant trop peu lucrative, une Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) est créée en mars 2020. L’Atelier du moulin transforme la farine en pains et viennoiseries. Les produits sont écoulés en circuit court via deux points de vente. Un local est installé sur le parking du moulin tandis qu’un « Boul’truck », un camion boulanger avec four à bois intégré, sillonne les marchés de Peyrehorade, Dax et Saint-Paul-lès-Dax. Démarré avec deux personnes, l’Atelier du moulin en emploie aujourd’hui sept : quatre à la fabrication et trois à la vente. Pour asseoir la rentabilité économique de la SCIC, l’une d’entre elles sera prochainement formée à une nouvelle production : celle de pâtes alimentaires.