Cette grange landaise, il la connaît par cœur, dans tous ses recoins de bois, et ce fut son premier chantier de rénovation en revenant s’installer ici, à Grenade-sur-l’Adour. Gamin, « tous les mercredis et les week-ends, j’étais dans l’atelier à mettre des clous partout », rembobine le jeune menuisier, devant sa mère, Delphine, qui a fermé il y a une dizaine d’années après y avoir exercé son art d’ébéniste, sculptant et marquetant des pièces uniques. Une joie donc de voir revivre les lieux : « J’ai tout fait pour tout garder et que ça finisse par servir », dit celle qui n’a jamais poussé son fils vers ce métier, ne lui cachant rien des aspects difficiles. « Je crois qu’elle savait que ça allait arriver, sans penser que ce serait aussi rapide », confie-t-il.
Du Canada à Grenade
Après un bac au lycée du bois Haroun-Tazieff de Saint-Paul-lès-Dax, Alexandre Mallet a passé deux années chez les Compagnons du devoir à Anglet, en alternance chez un menuisier à Pau. Mais le jeune homme a soif d’ailleurs. Direction Montréal, où il passe un an et demi chez un menuisier, puis revient brièvement trav…