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Actena fédère les centres de transfert

L'Association des centres de transfert en Nouvelle-Aquitaine (Actena) a été créée le 19 mars. Objectifs : communiquer d'une seule voix auprès des pouvoirs publics, mutualiser les moyens et faire naître de nouveaux projets.

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Julien Szabla, président d'Actena © Nobatek/Inef 4

Véritables ponts entre le monde académique et les entreprises, les centres de transfert ont vocation à transformer la recherche fondamentale en solutions au service des acteurs économiques. Par leur intermédiaire, brevets, savoir-faire et technologies innovantes donnent naissance à des projets concrets.

Vingt-cinq centres de transfert de la région sont réunis au sein d’Actena (Association des centres de transfert en Nouvelle-Aquitaine) depuis le 19 mars dernier. Intervenant dans des secteurs aussi variés que la santé, l’environnement, l’agroalimentaire, l’industrie, le numérique, l’aéronautique, le bâtiment ou l’innovation sociale, ils sont de tailles très diverses. Du plus petit qui emploie cinq personnes aux plus grands qui comptent une centaine de salariés, ils représentent au total plus de 1 200 collaborateurs et un chiffre d’affaires de l’ordre de 120 millions d’euros.

OFFRE GLOBALE

« Notre association se veut l’interlocutrice privilégiée pour défendre les intérêts de nos structures auprès des différents acteurs auxquels nous avons affaire : universités, pôles de compétitivité, technopoles, pouvoirs publics… », indique Julien Szabla. Directeur de Nobatek/Inef 4, centre de transfert spécialisé dans le bâtiment durable installé à Anglet (Pyrénées-Atlantiques), il a été élu président d’Actena, lors de l’assemblée générale constitutive qui s’est déroulée à l’Institut d’optique d’Aquitaine.

L’association vise aussi à initier des synergies entre ses différents membres. Cela peut concerner la mutualisation de moyens dans les fonctions transverses comme les ressources humaines, l’administratif et les finances, la mise en relation des équipes sur des problématiques communes ou encore l’émergence de nouveaux projets.

« En associant nos forces, nous pouvons proposer une offre plus globale », estime Julien Szabla. Il cite ainsi l’exemple d’un partenariat envisageable entre Nobatek/Inef 4 et le CRITT (Centre régional d’innovation et de transfert de technologie) horticole de Rochefort (Charente-Maritime) sur la question des toitures végétalisées.

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L’assemblée générale constitutive d’Actena s’est déroulée le 19 mars à l’Institut d’optique d’Aquitaine, à Talence © Alphanov

RENDEZ-VOUS LE 1er JUILLET

Le département des Landes compte une seule antenne d’un centre de transfert sur son territoire : l’Apesa à Tarnos. Mais la structure spécialisée dans les transitions environnementales est membre fondatrice et administratrice d’Actena. « Cette association répond à la fois à un enjeu de vulgarisation et de compréhension de nos activités vis-à-vis de nos partenaires et clients, mais aussi à des retours d’expériences en interne, souligne Aude Pottier, coordinatrice recherche et développement de l’Apesa. C’est un espace d’échange et de travail qui va nous permettre, quelle que soit notre taille, de participer à des projets de plus grande ampleur. »

Pour l’instant, les actions à venir d’Actena restent à préciser. « Nous sommes en train de co-construire notre feuille de route, explique Julien Szabla. Quatre groupes de travail ont été constitués autour de quatre axes prioritaires : la communication interne et externe, le modèle économique des centres, les collaborations et la mutualisation. Le fruit de ce travail sera dévoilé le 1er juillet prochain à Cap Sciences à Bordeaux, en présence d’Alain Rousset et de Gérard Blanchard, respectivement président et vice-président à la recherche et à l’enseignement supérieur de la Région Nouvelle-Aquitaine. »

Un travail pour recenser les success stories des innovations sorties des centres de transfert devrait également être réalisé, afin de mettre en lumière ce secteur d’activité peu connu.