Couverture du journal du 01/10/2022 Consulter le journal

À Saubusse, la galupe va renaître

L’association AdourA qui œuvre à sa rénovation depuis sa découverte il y a deux ans sur un bord de rive à Guiche, espère bien faire naviguer à nouveau le bateau à fond plat l’hiver prochain.

Saubusse

© Adour A

Sur de vieilles cartes postales – un temps pas si ancien que ça donc -, on peut voir des galupes par dizaines dans le port de Saubusse, à l’époque où les gens vivaient du fleuve et de ses transports de marchandises. Aujourd’hui, « il lui manque des bateaux », se disaient des habitants curieux de chercher des plans pour en reconstruire une. Et puis, un jour, « on a trouvé la Bayoune [le nom du bateau, ndlr] à Guiche », se remémore Didier Sarciat, chargé de communication à l’association AdourA dédiée au projet et ex-maire de Saubusse.

DES DONS DE BOIS POUR LA RESTAURATION

Ramenée pour l’euro symbolique dans son village connu pour son vieux pont du XIXe siècle enjambant l’Adour, l’embarcation, une réplique des anciennes galupes, est en mauvais état. Le projet est aussitôt fédérateur et c’est une belle histoire de solidarité qui s’est nouée là, autour d’un patrimoine presque perdu. Pour la rénover, pas un bois n’a été acheté, que des dons de propriétaires privés ou de collectivités pour 16 000 euros environ. C’est « le nerf de la guerre car si on n’a pas de bois, pas de galupe », résume en remerciant les partenaires, Gilles Lecrecq, président d’AdourA.

Saubusse

© Adour A

Le squelette du bateau sera bientôt terminé. En attendant de réparer le gouvernail avec sa pierre de Bidache, « on va commencer à débiter les chênes pour le plancher et les bords de la galupe », assure Didier Sarciat. Viendra ensuite le calfatage, aidé par les hommes du chantier naval Albaola de Pasaïa (Pays basque espagnol) où se construit actuellement un baleinier du XVIe siècle.

Si autrefois les galupes étaient tirées par des bœufs le long des chemins de halage de l’Adour, l’idée pour cette réplique de 18 mètres de long, 5 mètres de large et 20 tonnes environ, serait de la motoriser, « mais de façon écologique, avec un moteur électrique ». Le but ? Qu’elle serve à nouveau à aller jusqu’à Bayonne, Guiche ou Dax pour un tourisme vert et patrimonial.

Dons possibles sur http://Adoura.fr