À l’arrivée à Biscarrosse, en arrivant de Parentis-en-Born, les paysages de désolation alternent noir calciné des troncs et des sols désertés de toute végétation, couleurs flashy d’entreprises miraculées juste à côté du gris cendre de bâtiments totalement détruits, et orangé automnal de milliers de pins toujours debout meurtris par les flammes ayant ravagé 3 000 hectares en quelques jours. « 3 000 c’est beaucoup mais la commune est sur 19 000 hectares. Côté plage à 10 km, rien n’a changé, tout est comme avant », comme l’a rappelé, pour faire revenir les touristes, la maire Hélène Larrezet, lors d’un point presse avec François Lafitte, président de la chambre de commerce et d’industrie (CCI) des Landes, en visite de soutien ce lundi 3 août.

Le tourisme, victime collatérale
Car au-delà des zones directement sinistrées, c’est toute la saison qui vacille. « Airbnb accepte d’office et sans frais toutes les annulations pour les voyageurs et ce jusqu’en septembre ! Mais c’est 100 % de pertes pour nous, les hébergeurs et ceux avec qui ils travaillent comme les prestataires de ménage par exemple », a témoigné Alexia Fuster, gérante d’une agence de location saisonnière. « Face à ces plateformes géantes, on n’a pas notre mot à dire, on n’est que des petites fourmis. »
Frédéric Petiteville, hôtelier aux Vagues à Biscarrosse-plage et élu à la CCI, évoque une perte de chiffre d’affaires de 35 à 40 % sur les deux mois d’été côté océ…