Quasiment instantanément, le rayon lumineux fait disparaître toute trace de rouille sur la pièce d’une Ducati que Raphaël Ferdani rénove pour un voisin motard. « On ne projette que de la lumière, pas de produits chimiques, pas de solvants, pas d’eau », la matière enlevée est transformée en « microparticules aspirées et filtrées, puis brûlées en déchetterie », explique le nouvel entrepreneur, dans son atelier au fond de son jardin dans la forêt de pins de Mézos.
Technologie de précision
Bois, métaux, pierre… En jouant sur huit paramètres – puissance, fréquence, durée d’impulsion, focale, etc. –, le laser devient très sélectif. Sur une canette de soda, il peut enlever certaines couleurs et pas d’autres. « On peut nettoyer juste une couche de vernis sur une peinture d’œuvre d’art », détaille-t-il.
Depuis 28 ans salarié de la DRT à Vielle-Saint-Girons, Raphaël Ferdani a ressenti le besoin de changement. L’idée du décapage lui est venue de sa passion pour les voitures anciennes – il possède une DeLorean – et son besoin de restaurer des pièces face à la rouille. « Mais je n’avais pas envie de salir mon atelier avec du sablage, ex…