En septembre prochain, toutes les entreprises françaises, y compris les TPE et PME, devront être capables de recevoir puis d’émettre des factures électroniques conformes. Sur le papier, la réforme paraît simple. Dans la réalité, elle bouleverse les pratiques, l’organisation, les outils et les responsabilités internes.
Le nouveau paysage
Les anciennes plateformes de dématérialisation partenaires (PDP) ont laissé place à un nouveau statut : la plateforme agréée (PA), validée par la Direction générale des finances publiques (DGFIP). Son rôle : transformer les factures dans un format normé (Factur-X, UBL, CII), acheminer les flux vers la plateforme publique de facturation (PPF) et gérer statuts et e-reporting. Toutes les ex-PDP ne sont pas automatiquement devenues PA : l’agrément se mérite, après un audit technique strict. Certaines sont encore « sous réserve ».
GED et PA : deux fonctions complémentaires
Une PA se concentre sur la transmission légale et fiscale des factures. Elle n’assure pas la gestion électronique de documents (GED), qui permet de classer, sécuriser et retrouver les documents internes (factures, contrats, RH, etc.). Les deux doivent coexister : leur articulation garantit une chaîne documentaire fiable et conforme.
Le hub, passerelle invisible entre fiscal et documentaire
La plupart des éditeurs de GED ont ajouté un hub interne pour o…