De scierie mobile de pin maritime en 1895 à véritable industriel du bois aujourd’hui, l’entreprise familiale Lesbats a su s’adapter aux évolutions de la filière. Depuis son siège de Léon, elle s’est développée sur quatre autres sites à Saint-Perdon, Pontonx-sur-l’Adour, Ygos-Saint-Saturnin et Giscos (Gironde) pour être « toujours au plus près des sylviculteurs », explique Paul Lesbats, président du groupe. Car si elle est connue pour le sciage, l’entreprise exerce également une activité d’exploitation forestière, réalisant coupes d’éclaircies et coupes rases chez les propriétaires dont elle achète les bois. « Nous exploitons ainsi 280 000 tonnes par an », précise le dirigeant. Les pins sont ensuite acheminés dans l’unité la plus proche, pour y être transformés à destination des marchés de la décoration, de la construction et de l’emballage.
Si le sciage génère 80 % de son chiffre d’affaires (45 millions d’euros en 2025), il ne représente que la moitié de la production de l’entreprise. Le reste est constitué de plaquettes (25 %), de sciure (14 %), d’écorces (10 %) et de copeaux (1 %). « Pour assurer notre pérennité, alors que la ressource est limitée, nous travaillons depuis plusieurs années sur deux axes de développement : l’amélioration continue de nos outils de production, dans lesquels nous réinvestissons 10 % de notre chiffre d’affaires, et la valorisation des connexes. »

Basée à Léon, l’entreprise Lesbats s’est développée sur quatre autres sites à Saint-Perdon, Pontonx-sur-l’Adour, Ygos-Saint-Saturnin et Giscos (Gironde). © Groupe Lesbats
Investissement dans le bois énergie
C’est de ce deuxième volet qu’est née une nouvelle unité de granulation en 2025. « Dans notre process, nous générons naturellement de la sciure que nous revendions jusqu’alors à l’industrie du panneau. Mais ce marché s’est progressivement fermé. Certaines de nos entreprises clientes ont disparu du paysage, tandis que d’autres lui préfèrent désormais le bois recyclé. Nous nous sommes donc tournés vers le bois énergie pour lui trouver un nouveau débouché. »
Neuf millions d’euros ont ainsi été investis dans la construction d’une unité de fabrication de granulés sur le site de Saint-Perdon. « Nous y disposions de place, et c’est aussi notre installation la plus centrale. » Dimensionnée pour produire jusqu’à 30 000 tonnes de pellets…