Couverture du journal du 01/05/2026 Le nouveau magazine

Métal Concept : savoir-faire et innovations

Installée à Dax depuis 2015, l’entreprise Métal Concept fondée six ans plus tôt à Orthez par Jean-François Deyris, entraîneur de course landaise, sait combiner savoir-faire industriel, exigence architecturale et innovation. Entre brevet homologué par la SNCF et braseros de sa Maison Mayar.

Métal Concept, innovation

JEAN-FRANÇOIS DEYRISGérant de Métal Concept © Louis Piquemil - LAL

 

 

 

Petit, à Amou, il rêvait d’être cuisinier. Alors ce n’est pas un hasard si Jean-François Deyris a récemment fondé Maison Mayar, sa marque de braseros haut de gamme pour chefs et particuliers dont le nom évoque la réaction de Maillard, ce phénomène de cuisson formant la croûte dorée sur la viande grillée. « C’est un peu ma danseuse ! Je croise maintenant des grands cuisiniers, ça me fait rêver, avec un peu de nostalgie d’une vie que j’aurais peut-être aimé avoir. » Ses créations de métal sont notamment prisées par Hugo Souchet aux Prés d’Eugénie de Michel Guérard, le médiatique chef colombien Juan Arbeláez à Anglet, ou le Relais & Châteaux Le Clos des sens, triplement étoilé Michelin à Annecy (Haute-Savoie).

Si les ventes sont en augmentation avec des campagnes de communication originales (le street-artiste Thomas La Pointe a décoré de ses « love » colorés des braseros en édition limitée à gagner en jeu-concours), ses planchas design au feu de bois ne pèsent que peu encore (autour de 10 %) sur le chiffre d’affaires de 1,3 million d’euros de la maison-mère, Métal Concept, qui s’est largement développée ces dernières années.

Des origines industrielles

Pour Métal Concept, tout a commencé du côté d’Orthez en 2009 dans un atelier de 300 m². Les premières années sont résolument industrielles : le cimentier Cemex, voisin de la zone, devient le premier client de l’entreprise où la chaudronnerie et la métallerie lourde constituent alors le cœur du métier. La structure tourne d’abord à effectif très réduit — un dirigeant, un associé dessinateur qui quittera l’aventure deux ans plus tard, un apprenti — , avant d’accueillir un premier salarié, étape décisive dans tout développement d’entreprise. « C’est le plus dur, on n’ose pas embaucher », reconnaît Jean-François Deyris qui, à l’époque, travaillait « de 6 h du matin à 20 h – 21 h, même le dimanche. J’arrivais parfois à la course landaise tout juste 10 minutes avant le début ! » « On sait qu’on va payer un salaire, que ça va coûter le double. Mais on ne réalise souvent pas le souffle, l’énergie et le temps supplémentaires que ça va donner pour développer l’entreprise », assure ce diplômé en BEP-CAP tourneur-fraiseur puis CAP chaudronnier et BEP structure métallique à Orthez…