Mecadaq : dans la course aéronautique

À Tarnos, Mecadaq Group fabrique des pièces mécaniques de haute précision pour Airbus, Boeing, Dassault Aviation et Safran. Avec les reprises d’Echeverria et de Lopez, le groupe ouvre une nouvelle phase de croissance pour conserver sa place parmi les fournisseurs directs des futurs programmes aéronautiques.

Mecadaq, aéronautique

JULIEN DUBECQ PDG DE MECADAQ GROUP © Louis Piquemil

Sur la table de réunion, quatre avions soigneusement disposés. Un Airbus A321, un Boeing 737, un Rafale et enfin un Concorde en Lego offert par ses enfants. Julien Dubecq sourit devant cette escadrille miniature. Elle raconte à elle seule 25 ans d’une aventure que peu auraient imaginée. « Mon rêve, quand j’ai repris l’entreprise, c’était de travailler pour Airbus. Boeing, cela paraissait complètement inaccessible. Aujourd’hui, ce sont nos deux premiers clients », annonce-t-il avec fierté.
Mais ce qui mobilise aujourd’hui le PDG de l’ETI (Entreprise de taille intermédiaire), c’est la nécessité de faire grandir Mecadaq pour rester dans le premier cercle des sous-traitants des grands avionneurs d’ici le lancement des prochains programmes aéronautiques. Or cette ambition coïncide avec le départ à la retraite de nombreux dirigeants de la filière. Selon Julien Dubecq, 45 % des patrons de PME aéronautiques ont aujourd’hui plus de 60 ans. Beaucoup devront transmettre leur entreprise dans les prochaines années, parfois sans successeur identifié. « Il y a un vrai enjeu de transmission », insiste le dirigeant. Pour Mecadaq, ces sociétés peuvent offrir de nouveaux savoir-faire. Leur reprise par des acteurs solides du secteur répond aussi aux attentes des avionneurs, soucieux de sécuriser une chaîne de fournisseurs encore fragmentée.
C’est dans ce contexte que le spécialiste de l’usinage de précision a acquis en 2026, Echeverria, à Hendaye, puis Lopez, à Tarnos. « Ce sont des sociétés familiales dans lesquelles on a 200 % confiance, parce qu’elles sont gérées par des gens très compétents et qu’on les connaît aussi humainement », souligne-t-il. Echeverria lui ouvre le marché des composants de sièges d’avion. Avec Lopez, Mecadaq entre dans la maintenance de modules de moteurs d’hélicoptère pour Safran Helicopter Engines.
Ces deux acquisitions ne sont qu’un début. Le sous-traitant veut poursuivre sur sa lancée pour porter son chiffre d’affaires de 80 millions d’euros à 150, voire 200 millions d’euros, d’ici à 2029-2030. Le groupe prépare déjà la suite avec l’extension de 1 800 m² de son bâtiment de production construit en 2012. Les travaux débuteront en fin d’année. L’investissement immobilier s’élève à 1,5 million d’euros. Avec l’achat des nouvelles machines, le programme atteindra 5 millions d’euros sur cinq ans a…

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