Couverture du journal du 01/06/2026 Le nouveau magazine

Environnement – Un nouveau contrat départemental quadripartite pour l’eau et la biodiversité

Le Département des Landes, l'Agence de l'eau Adour-Garonne, l'État et la Banque des Territoires ont officiellement signé, le 3 juin à Mont-de-Marsan, le contrat de progrès départemental 2026-2030, destiné à accélérer la protection de la ressource en eau et des milieux aquatiques landais.

contrat de progrès départemental, environnement

© Julie Ducourau

Quatre priorités stratégiques y sont consignées : accompagner les politiques territoriales de l’eau, assurer les équilibres quantitatifs (sobriété, mix de solutions, gestion des prélèvements), préserver et restaurer les milieux aquatiques et la biodiversité, et protéger la qualité de l’eau (réduction des pollutions, micropolluants, etc.). Un contrat signé dans le cadre de l’adoption du 12e programme de l’Agence de l’eau Adour-Garonne 2025-2030 qui mobilise près de 2 milliards d’euros à l’échelle du bassin, en hausse de 30 % par rapport au programme précédent, en mettant l’accent sur l’adaptation au changement climatique (73 % des crédits fléchés).

Traitement des micropolluants

Parmi les symboles de cet engagement, Xavier Fortinon a mis en avant l’unité pilote mobile de traitement des micropolluants sur la station d’épuration du Conte, inaugurée récemment dans les Landes, une première en France pour tester simultanément trois familles de technologies sur un même site. « Le Département n’attend pas l’obligation réglementaire. Il cherche et partage des résultats » afin de « rendre l’eau propre à la nature à qui on l’a empruntée », a relevé le président du conseil départemental qui a investi 23 millions d’euros sur la période précédente sur les thématiques de l’eau, et 12 millions supplémentaires sur la biodiversité et les zones humides.

« Les moyens commencent à être à la hauteur des enjeux, pour accélérer sur tous les fronts », a-t-il ajouté, estimant, dans ce département « où le combat politique de l’eau a une histoire longue » depuis Henri Emmanuelli, que ce contrat est « l’expression d’une conviction commune : celle que l’eau est un bien commun qui appartient à tous, qu’il revient à la puissance publique de la protéger, de la préserver et en garantir la qualité pour les générations futures. »

Prêts de long terme

De son côté, la Banque des Territoires viendra en soutien « pour donner un coup de pouce nécessaire aux collectivités afin d’accélérer la mise en place d’actions pour renforcer les moyens pour préserver les écosystèmes aquatiques et promouvoir une gestion équilibrée de l’eau », a salué Véronique Mabrut, directrice en charge de la délégation Adour et côtiers. « Notre particularité est le très long terme, nos financements adossés aux taux du livret A, se font sur des durées de 25 à 80 ans si nécessaire, avec des marges les plus basses », a précisé Jean-Paul Terren, directeur territorial de la Banque des Territoires.

Sur ce « sujet technique et complexe scientifiquement », le préfet des Landes Gilles Clavreul a conclu, en appelant à la pédagogie citoyenne : « On a une ressource qui s’amenuise par le réchauffement climatique, une perte de qualité d’eau, des menaces sur la biodiversité, et tout cela menace notre bien-être collectif et celui de nos enfants. Il n’y a pas besoin d’exagérer le danger mais il ne faut pas le diminuer non plus. »