Vingt ans avant la polémique autour de la loi Duplomb et de la réintroduction de l’acétamipride en agriculture, ce sont déjà les dangers des pesticides qui ont poussé Françoise Agier à privilégier une alimentation biologique. À l’époque, la production n’en est qu’à ses débuts en France, mais la Labennaise s’approvisionne près de son lieu de travail, sur le marché de Kintaou à Anglet. Pour autant, inspirée par une conférence de l’écologiste Pierre Rabhi, elle rêve d’une plus grande proximité avec les agriculteurs. Elle s’intéresse donc tout naturellement au mouvement des Amap (Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne) qui vient de voir le jour dans le Sud-Est. « J’avais autour de moi un groupe d’amis qui, eux aussi, souhaitaient manger sainement, alors on a décidé de monter la nôtre. On s’est rapproché du Civam* Bio des Landes pour trouver un producteur de légumes et on s’est lancé ! » En novembre 2005, la première Amap des Landes voit ainsi le jour à Labenne.
Le principe est simple : les adhérents paient six mois de légumes à l’avance, assurant au p…