Métro Porte des Lilas à Paris, la fresque de Georges Brassens en milliers de petits carreaux de couleurs, signée de la famille L’Huillier fin des années 1980, a vécu. Un crève-cœur pour les amoureux du patrimoine contemporain. Après de longues négociations et un bel appui médiatique, la RATP accepte que l’œuvre renaisse. « On a obtenu d’avoir un autre espace pour refaire un Brassens et les lilas, mais autrement. Ce devrait être fait cet été », se réjouit l’artiste dans son atelier landais. Six m² entre les escaliers mécaniques, visible depuis le quai, ce lieu de passage où personne ne s’arrête vraiment mais où chacun regarde et observe, pour cette nouvelle mosaïque inspirée d’un portrait du chanteur poète. Et cette fois, l’œuvre sera signée de son nom : Mathilde L’Huillier. « Mon père qui a 86 ans et vit désormais à La Réunion, a porté le projet jusqu’à trouver l’emplacement. Mais il m’a dit : c’est à toi de le faire ! »
Une saga familiale
Ses parents sont de cette génération de 1968 qui a quitté la région parisienne et ses « diktats » pour le Sud et la campagne. Devenus céramistes d’art dans le Tarn-et-Gar…