Ce mardi 3 février, Alain Rousset, le président du conseil régional, n’a laissé planer aucun doute : la Région sera largement représentée au Salon de l’agriculture, comme les autres années. « Je rappelle que venir au Salon de l’agriculture, c’est aussi soutenir l’agriculture », a-t-il insisté, précisant l’effort financier consenti par la collectivité qui mobilise une enveloppe de 262 000 euros, sur un budget global de 712 000 euros porté par l’Agence de l’alimentation Nouvelle-Aquitaine (l’AANA) pour la participation à l’événement.
3 500 ovins, caprins et porcins
Si l’absence des bovins, principaux atouts de la manifestation, suscite des interrogations quant à la fréquentation, les filières d’élevages restent malgré tout pleinement engagées. Rendez-vous est ainsi donné au Hall 1 au parc des expositions de la porte de Versailles pour rencontrer les filières d’élevage néo-aquitaines et les représentants des quatre races bovines régionales, qui rassemblent plus de 1,5 million d’animaux. Les organismes de sélection seront présents pour porter la voix des éleveurs, partager leurs savoir-faire et échanger sur les enjeux de l’élevage d’aujourd’hui et de demain : génétique, adaptation et transmission. Les filières ovines, porcines et caprines seront également présentes et un programme quotidien d’animations culinaires menées par des chefs régionaux sera proposé.
16 filières agro-alimentaires
S’adaptant à cette édition quelque peu particulière, la Nouvelle-Aquitaine fera par ailleurs toute la lumière sur ses autres filières agroalimentaires. « Seize filières seront représentées sur l’espace dégustation, un record », a ainsi souligné Jean-Pierre Raynaud, vice-président en charge de l’agriculture. En hall 7.3, sur plus de 1 300 m², près de 60 exposants, dont six nouveaux, feront découvrir le meilleur des saveurs néo-aquitaines : cognac, armagnac, cannelés, produits du canard, chocolat de Bayonne, fromages, vins de Bordeaux et du Sud-Ouest, bières artisanales…
Un think tank autour de la viticulture et la filière volaille
Pour la Région, le Salon international de l’agriculture sera aussi un temps d’échanges autour des politiques agricoles, notamment lors d’une réunion avec Christophe Hansen, commissaire européen à l’Agriculture, « dans le contexte de l’écriture de la nouvelle politique agricole commune ». Des discussions qui interviennent, selon Jean-Pierre Raynaud, dans un contexte agricole « très difficile » et « sous tension », marqué par plusieurs crises sanitaires, climatiques et économiques.
Dans ce cadre, la Région a créé un think tank pour travailler notamment sur l’avenir de la viticulture et de la filière volaille : le premier comité de pilotage aura lieu à l’occasion du Salon. Et le vice-président de souligner la volonté forte de la Région de « se projeter » et sa capacité à « préserver ses capacités d’intervention » malgré un budget en baisse, avec un soutien à l’élevage à « 40 millions d’euros » et l’accompagnement de « plus de 1 600 installations » ces deux dernières années.