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Hôtellerie-restauration – L’Umih 40 a inauguré ses nouveaux locaux à Mées, près de Dax, avec Thierry Marx

Le 26 janvier, en présence du chef Thierry Marx, président national de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie, l’Umih des Landes a aussi célébré 80 ans d’engagement auprès des professionnels du secteur, sans passer sous silence les défis et difficultés d’aujourd’hui.

Umih 40 Mées

Thierry Marx, Gilles Clavreul et Arthur Laborde lors de l'inauguration © Julie Ducourau

« Ces nouveaux locaux sont le fruit d’un travail collectif, pensé comme un outil concret d’accompagnement, d’échanges et de solutions, à l’image de nos métiers. Un lieu pour se former, s’informer, poser des questions, obtenir des réponses, transmettre », a expliqué Arthur Laborde, président de l’Umih 40 et gérant des Thermes de Saubusse, aux côtés de Thierry Marx et du préfet des Landes, Gilles Clavreul, avant de couper le ruban d’inauguration. Après 28 ans passés dans des locaux près des arènes de Dax, l’Umih s’installe, à Mées, dans un espace « plus moderne, fonctionnel et accessible, conçu pour répondre aux besoins quotidiens des 650 adhérents du département », avec notamment une grande salle de formation et un bar d’application.

Des défis majeurs à relever

Aujourd’hui, la filière représente « un emploi sur huit dans les Landes, un secteur décisif » pour le département, a souligné Gilles Clavreul qui a confié être petit-fils de restaurateur.

Umih 40 Mées

Jérémy Lauilhé, MOF barman, et les élèves du lycée professionnel Darmanté de Capbreton © Julie Ducourau

Malgré l’ambiance festive au cœur du restaurant La Ruche à Mées, investi côté traiteur par des élèves du lycée professionnel Darmanté de Capbreton avec la Maison Lafitte, Iberico & Co, Histoires d’huîtres, le chef Thierry Berthelier (Moulin de Poustagnacq) ou encore le Meilleur Ouvrier de France barman Jérémy Lauilhé pour son cocktail Adishatz à base de Blanche armagnac, la filière n’a pas caché des réalités économiques difficiles. « 24 restaurants ont fermé chaque jour en France en 2024, 28 en 2025. Ce sont des histoires humaines qui se brisent, des salariés qui s’inquiètent, des territoires qui perdent leur activité », a alerté Thierry Marx, tirant la sonnette d’alarme sur l’usage dévié des tickets-restaurant, l’insécurité juridique sur le travail du 1er mai, ou encore le détournement de résidences étudiantes ou seniors en meublés touristiques par des biais fiscaux.

Protéger le fait maison

Le chef étoilé et responsable syndical a toutefois salué une filière au combat avec des victoires comme « l’abandon des projets de hausse de la TVA, de la surenchère fiscale sur les vins et spiritueux » ou du déremboursement des cures thermales, en plus de nouveaux programmes comme Hôtel du futur pour l’efficacité énergétique et la lutte contre le gaspillage alimentaire.

Mettant en avant les lignées landaises des Darroze, Coussau et Guérard (un hommage au chef triplement étoilé a eu lieu en présence de sa fille Éléonore) dans « cette terre de caractères et d’hospitalité », il a appelé « à continuer à défendre nos métiers, les rendre désirables et transmettre autre chose qu’un héritage économique, un sens, une fierté, une vision. On a su protéger le cinéma, le livre et ses auteurs, il faut protéger la cuisine d’auteurs, notre qualité gastronomique et défendre le fait maison. »

Umih 40 Mées

Lors de la soirée des 80 ans de l’Umih 40 à La Ruche à Mées © Julie Ducourau