« En ce début d’année, mes vœux pour l’artisanat sont simples : visibilité, stabilité fiscale, sociale pour permettre d’investir, de former, transmettre, embaucher. Des vœux également pour une véritable simplification des normes qui deviennent un frein majeur à l’activité économique. Et enfin des vœux pour que l’apprentissage soit traité comme un investissement stratégique et non comme une variable d’ajustement du budget de l’État », résumait Gérard Gomez, président de la chambre de métiers et d’artisanat (CMA) Nouvelle-Aquitaine, le 20 janvier dernier, en préambule à la présentation des chiffres clés de l’artisanat régional.
Selon les données issues du croisement des fichiers de CMA France et de l’Inpi (Institut national de la propriété industrielle), au 1er janvier 2026, la région compte 185 366 entreprises artisanales actives. Dans ce secteur qui enregistre une perte moyenne de 2 650 entreprises par an depuis trois ans, les services arrivent désormais en tête (40 %), suivis du bâtiment (35 %), de la production (15 %) et de l’alimentation (10,5 %).
La microentreprise toujours en pointe
Le tissu artisanal régional se caractérise par la prédominance de très petites structures : 80 % des entreprises n’ont pas de salarié, 9 % emploient un à deux salariés, 8 % entre trois et neuf salariés, et seulement 3 % comptent 10 salariés et plus. Côté ancienneté, 29 % ont moins de trois ans, 41 % sont en phase de développement (entre trois et 10 ans) et 30 % en phase de maturité. En termes de structures juridiques, la part des…