Couverture du journal du 01/02/2026 Le nouveau magazine

KPMG France : au service des ETI

Directeur régional Sud-Ouest de KPMG, Pierre Subreville fait le point sur la nouvelle organisation et la feuille de route du groupe spécialiste de l’audit et du conseil, désormais exclusivement dédié aux ETI et grands comptes. 

KPMG

Pierre SubrevilleDirecteur régional de KPMG Sud-Ouest © Adrien Nowak

Les Annonces Landaises : KPMG France a annoncé en début d’été 2025 la cession à TowerBrook Capital Partners d’une partie de ses activités dédiées aux TPE-PME qui exercent désormais sous la marque Rydge Conseil. Que signifie ce repositionnement pour KPMG Sud-Ouest ?

Pierre Subreville : KPMG France a décidé d’opérer un repositionnement stratégique en concentrant ses activités sur les Entreprises de taille intermédiaire (ETI) et grands comptes, avec l’ambition de leur dédier ses capacités d’innovation et d’investissement dans tous ses métiers – audit, conseil, droit et fiscalité – dans un moment où ces entreprises doivent opérer des transformations majeures.

KPMG Sud-Ouest est désormais composé de 300 personnes, réparties dans sept bureaux : Toulouse, Bordeaux, Limoges, Dax, Pau, Agen et Bayonne. Nos ETI clientes sont en moyenne à 29 km d’un bureau KPMG, ce qui fait de KPMG le cabinet le plus local et régional de ce qu’on appelle les « Big Four » [EY, Deloitte, PwC et KPMG, NDLR].

LAL : Quelle est la feuille de route de KPMG Sud-Ouest pour les années à venir ?

P. S. : Nous souhaitons développer notre activité sur le métier du conseil technologique, à travers des alliances que nous avons construites avec des partenaires d’envergure mondiale, mais également avec l’arrivée en janvier d’un nouvel associé référent conseil qui sera basé dans nos locaux bordelais.

Sur notre métier historique de l’audit, notre but est d’améliorer notre performance, en intégrant des solutions d’intelligence artificielle (IA), et d’appuyer encore plus sur nos expertises sectorielles : je pense au secteur de l’agri-agro ou encore à l’aéronautique sur lequel nous sommes leader. Nous sommes d’ailleurs en train de faire de KPMG Sud-Ouest le pôle d’expertise aéronautique et défense du groupe KPMG au niveau mondial. Nous souhaitons enfin développer notre métier d’avocat en apportant également des solutions basées sur l’IA. Notre singularité chez KPMG est que nos trois métiers – conseil, audit et juridique – ne travaillent pas en silo mais en collaboration au service de nos clients.

LAL : Comment concrètement créez-vous des liens entre les métiers ?

P. S. : Nous proposons des solutions transverses à nos clients qui font appel à plusieurs expertises. Si on prend l’exemple de la facturation électronique, cela fait intervenir du juridique pour être certain que la société est conforme à la réglementation, de l’audit pour faire un diagnostic et refondre les processus d’achats et de vente, et du conseil technologique pour adapter les systèmes d’information ou trouver les bons outils. Pour renforcer les synergies entre les départements nous allons réorganiser nos bureaux à Toulouse : ouvrir les espaces afin de faciliter le travail collaboratif. Le chantier – d’envergure – va bientôt démarrer pour une durée de six mois.

LAL : Quels sont les grands sujets qui mobilisent actuellement vos équipes au service de vos clients ?

P. S. : Si on ne doit en citer qu’un seul, c’est celui de l’IA. Un enjeu qui nous concerne d’ailleurs également en interne. Nous développons nos propres outils. Nous avons par exemple créé à Toulouse une solution d’IA pour analyser les contrats et déceler les clauses inhabituelles potentielles. Nous l’utilisons en interne et la mettons à disposition de nos clients. Pour les ETI, lancées dans la compétition mondiale, l’usage de l’IA va permettre de faciliter la prise de décision, de se mettre en conformité avec la réglementation… Elles ne doivent pas rater ce virage !

Nous souhaitons développer notre activité sur le métier du conseil technologique

Une étude pour valoriser l’impact des ETI

En partenariat avec le Mouvement des entreprises de taille intermédiaire, KPMG a publié en septembre une étude intitulée Territoires : la contribution ETI. Selon cette dernière, ces entreprises, portées bien souvent par un actionnariat local, ont créé plus de 400 000 emplois en France entre 2010 et 2020, faisant d’elles la première catégorie d’entreprises créatrices d’emplois. Elles génèrent à elles seules 25 % de la R&D privée en France mais ne reçoivent que 7 % des aides publiques contre 20 % pour les PME et 73 % pour les grandes entreprises.